Salles de consomation : le grand tout et le n'importe quoi !
Par V. Dubarry le 08-01-10, - Interventions diverses - Lien permanent
On glause beaucoup sur la décision de la Ville de Paris de lancer une étude de
faisabilité sur l'installation d'une salle de consommation pour les usagers de
drogue... Et quand je dis 'glauser', on dit et on écrit n'importe quoi ce qui
démontre à la fois une méconnaissance totale du sujet et aussi, voire surtout,
une méchante envie de détournement politicien...
Il y a quelques années déjà (en 2004 !, toujours un temps d'avance ces satanés Verts :-)), les éluEs Verts au Conseil de Paris avaient demandé cette expérimentation qui a porté, ailleurs, dans de nombreuses villes européennes, ses fruits et qui a démontré que ces lieux pouvaient être de formidables outils de santé public pour les usagers de drogue.
Ci-après l'intervention que j'ai faite au conseil de décembre pou soutenir cette initiative.
Il y a quelques années déjà (en 2004 !, toujours un temps d'avance ces satanés Verts :-)), les éluEs Verts au Conseil de Paris avaient demandé cette expérimentation qui a porté, ailleurs, dans de nombreuses villes européennes, ses fruits et qui a démontré que ces lieux pouvaient être de formidables outils de santé public pour les usagers de drogue.
Ci-après l'intervention que j'ai faite au conseil de décembre pou soutenir cette initiative.
Il a déjà, tout au long de ce Conseil, été beaucoup question de toxicomanie.
Cela a été parfois un peu grandiloquent, souvent c'était, à mon sens, teinté
d'ignorance des réalités vécues aujourd'hui par les usagers de drogue, vécues
aujourd'hui par les adolescents, de mauvaises lectures d'un certain nombre
d'études, de mauvaises appréciations de ce qu'est cette réalité. Et c'est pour
cela que cette délibération-ci, mais cette autre qui figure à notre ordre du
jour et qui porte sur la déclinaison parisienne de l'étude ESCAPAD sont très,
très importantes.
Je crois en effet que, si on ce contente de véhiculer les fantasmes, les peurs, qui entourent les questions de toxicomanie, on passe à côté des véritables dangers, d'abord, de ces usages de drogue, mais aussi de la façon dont on peut mieux accompagner les usagers de drogue.
C'est aussi la raison pour laquelle le groupe des élus "Verts" avaient déposé un amendement budgétaire portant sur l'augmentation des budgets nécessaires à la mise en place de prévention, d'outils de prévention typiquement parisiens, pour ne pas tomber dans ce qui se fait à l'heure actuelle au niveau national et qui porte à rire, malheureusement. Et porter à rire, pour une campagne de prévention, cela veut juste dire que l'on s'est trompé de public ou que l'on s'est trompé de cible, voire même que l'on s'est trompé de produits à présenter.
Je crois vraiment que ces deux délibérations sont le cœur de ce qui fait toute l'inventivité, toute la créativité de l'équipe municipale parisienne. Je ne peux que me réjouir du fait qu'un vœu que nous avions déposé, que les élus Verts avaient déposé en 2004, puis redéposé en 2009, trouve enfin un écho réel, concret : le lancement de cette étude pour l'ouverture d'une salle de consommation.
Une salle de consommation, salle de shoot diront d'aucuns !, c'est un outil social, c'est un outil sanitaire. Et cela n'est rien d'autre. Il ne s'agit pas d'être permissif ou d'autoriser les consommations de drogue en étant légers sur cette question. Bien au contraire, c'est saisir à bras le corps les questions qui sont posées par un certain nombre d'associations. C'est aussi répondre à ce que disent un certain nombre d'élus, c'est répondre à ce que disent les riverains des usagers de drogue et c'est répondre, bien évidemment, aux besoins des usagers de drogues eux-mêmes.
En France, plus de 8.000 usagers de drogue sont contaminés tous les ans par les hépatites B et C, 5.000 meurent par an. Une salle de consommation, c'est offrir la possibilité de résister à ces virus, de résister à ces épidémies. C'est aussi la possibilité de ne plus mourir du VIH et de consommer d'une façon non pas raisonnée mais accompagnée médicalement. C'est aussi la possibilité pour ces usagers d'être accompagnés socialement, d'entendre ce qu'ils posent comme question en matière d'éventuelle réinsertion, de traitements adaptés à leur sort et non pas tirer des grandes généralités sur la drogue, d’abord parce qu'il y a plusieurs types de toxicomanie.
Ces deux études qui vont être lancées nous paraissent répondre au mieux à cette réalité qu'est la toxicomanie. Et, véritablement, ce sont deux projets que nous soutenons avec, peut-être, ce petit bémol que je mettrai, qui vient de mon esprit taquin - on va dire… J'espère qu'à la suite de cette étude, suivant bien évidemment ce qu'elle dira, la municipalité parisienne aura le même le courage, le courage de véritablement rentrer dans l'expérimentation d'une salle de consommation.
Donc, j'espère véritablement que ce sera bientôt une réalité du paysage parisien qui fera que nous nous rallierons au plus des 70 villes de par le monde qui ont mis en place, pour le bien-être de tous - je le redis - riverains et usagers de drogue, ce type de dispositif.
Je crois en effet que, si on ce contente de véhiculer les fantasmes, les peurs, qui entourent les questions de toxicomanie, on passe à côté des véritables dangers, d'abord, de ces usages de drogue, mais aussi de la façon dont on peut mieux accompagner les usagers de drogue.
C'est aussi la raison pour laquelle le groupe des élus "Verts" avaient déposé un amendement budgétaire portant sur l'augmentation des budgets nécessaires à la mise en place de prévention, d'outils de prévention typiquement parisiens, pour ne pas tomber dans ce qui se fait à l'heure actuelle au niveau national et qui porte à rire, malheureusement. Et porter à rire, pour une campagne de prévention, cela veut juste dire que l'on s'est trompé de public ou que l'on s'est trompé de cible, voire même que l'on s'est trompé de produits à présenter.
Je crois vraiment que ces deux délibérations sont le cœur de ce qui fait toute l'inventivité, toute la créativité de l'équipe municipale parisienne. Je ne peux que me réjouir du fait qu'un vœu que nous avions déposé, que les élus Verts avaient déposé en 2004, puis redéposé en 2009, trouve enfin un écho réel, concret : le lancement de cette étude pour l'ouverture d'une salle de consommation.
Une salle de consommation, salle de shoot diront d'aucuns !, c'est un outil social, c'est un outil sanitaire. Et cela n'est rien d'autre. Il ne s'agit pas d'être permissif ou d'autoriser les consommations de drogue en étant légers sur cette question. Bien au contraire, c'est saisir à bras le corps les questions qui sont posées par un certain nombre d'associations. C'est aussi répondre à ce que disent un certain nombre d'élus, c'est répondre à ce que disent les riverains des usagers de drogue et c'est répondre, bien évidemment, aux besoins des usagers de drogues eux-mêmes.
En France, plus de 8.000 usagers de drogue sont contaminés tous les ans par les hépatites B et C, 5.000 meurent par an. Une salle de consommation, c'est offrir la possibilité de résister à ces virus, de résister à ces épidémies. C'est aussi la possibilité de ne plus mourir du VIH et de consommer d'une façon non pas raisonnée mais accompagnée médicalement. C'est aussi la possibilité pour ces usagers d'être accompagnés socialement, d'entendre ce qu'ils posent comme question en matière d'éventuelle réinsertion, de traitements adaptés à leur sort et non pas tirer des grandes généralités sur la drogue, d’abord parce qu'il y a plusieurs types de toxicomanie.
Ces deux études qui vont être lancées nous paraissent répondre au mieux à cette réalité qu'est la toxicomanie. Et, véritablement, ce sont deux projets que nous soutenons avec, peut-être, ce petit bémol que je mettrai, qui vient de mon esprit taquin - on va dire… J'espère qu'à la suite de cette étude, suivant bien évidemment ce qu'elle dira, la municipalité parisienne aura le même le courage, le courage de véritablement rentrer dans l'expérimentation d'une salle de consommation.
Donc, j'espère véritablement que ce sera bientôt une réalité du paysage parisien qui fera que nous nous rallierons au plus des 70 villes de par le monde qui ont mis en place, pour le bien-être de tous - je le redis - riverains et usagers de drogue, ce type de dispositif.