Un mort dans le Jardin Villemin
Par V. Dubarry le 07-04-09, - Le 10e arrondissement - Lien permanent
Il y a 6 ans, les Verts du 10e ont lancé la première maraude pour aller à la
rencontre de ceux qui étaient arrivés dans notre arrondissement à l'issue de la
fermeture de Sangatte.
Première interpellation des pouvoirs publics et première réponse : "ils ne resteront pas, c'est juste la conséquence de la fermeture de Sangatte, ça va passer".
Depuis 2003, nous avons continué, éluEs Verts au Conseil de Paris, de l'arrondissement, militantEs, d'interpeller, de questionner, de demander une amélioration des conditions d'accueil de ces hommes qui ont fuit des pays en guerre, qui ont fuit la ruine économique de leurs pays, qui ont laissé derrière eux des femmes, des enfants, des frêres, des parents...
Et les réponses ont variées ! Elles sont allées de : "ils sont trop peu nombreux pour qu'on crée un dispositif spécifique" à "ils sont trop nombreux, ils doivent rentrer dans les dispositifs existants". On nous a dit aussi que donner à ces hommes un accueil digne de ce nom créerait un appel d'air ! C'est sur c'est pas la guerre ou la faim qui les pousse, c'est le rêve d'une structure adaptée à Paris qui les fait venir !!!
Lorsque les premiers mineurs sont arrivés, on nous a dit qu'ils ne l'étaient pas. Pour preuve ces expertises faites sur la base de critères datant du siècle dernier établis sur des morphologies de jeunes américains !
Et très régulièrement, on nous explique que jeter leurs maigres effets dans des bennes, disperser les dormeurs du jardin, procéder à des interpellations, n'a pas lieu et que si on le fait c'est pour leur bien ! Superbe raisonnement !
Hier soir, j'avais mal au ventre, de rage, de frustration, de honte et de tristesse. Ca ne va pas passer.
Première interpellation des pouvoirs publics et première réponse : "ils ne resteront pas, c'est juste la conséquence de la fermeture de Sangatte, ça va passer".
Depuis 2003, nous avons continué, éluEs Verts au Conseil de Paris, de l'arrondissement, militantEs, d'interpeller, de questionner, de demander une amélioration des conditions d'accueil de ces hommes qui ont fuit des pays en guerre, qui ont fuit la ruine économique de leurs pays, qui ont laissé derrière eux des femmes, des enfants, des frêres, des parents...
Et les réponses ont variées ! Elles sont allées de : "ils sont trop peu nombreux pour qu'on crée un dispositif spécifique" à "ils sont trop nombreux, ils doivent rentrer dans les dispositifs existants". On nous a dit aussi que donner à ces hommes un accueil digne de ce nom créerait un appel d'air ! C'est sur c'est pas la guerre ou la faim qui les pousse, c'est le rêve d'une structure adaptée à Paris qui les fait venir !!!
Lorsque les premiers mineurs sont arrivés, on nous a dit qu'ils ne l'étaient pas. Pour preuve ces expertises faites sur la base de critères datant du siècle dernier établis sur des morphologies de jeunes américains !
Et très régulièrement, on nous explique que jeter leurs maigres effets dans des bennes, disperser les dormeurs du jardin, procéder à des interpellations, n'a pas lieu et que si on le fait c'est pour leur bien ! Superbe raisonnement !
Hier soir, j'avais mal au ventre, de rage, de frustration, de honte et de tristesse. Ca ne va pas passer.