Un livre et un film
Par V. Dubarry le 07-11-08, - L'humeur du moment - Lien permanent
J'ai lu récemment un bouquin dont on m'avait annoncé qu'il recevrait forcément
un prix... C'est fait ! "Où on va Papa ?" de Jean-Louis
Fournier vient de recevoir le Prix Fémina.
J'ai vu il y a deux jours un film norvégien, qui sortira en salle le 19 novembre prochain, "L'art de la pensée négative" de Bard Breien.
Je ne suis pas critique donc les lignes qui suivent n'ont pas cette prétention. C'est juste que les hasards du calendrier m'ont fait découvrir ces deux oeuvres en même temps et qu'elles ont un point commun : celui de vouloir faire rire (et pleurer) du handicap. Elles sortent toutes les deux du politiquement correct sur le handicap et surtout, surtout du registre compassionnel gnangnan qui va habituellement avec cette question.
J'ai vu il y a deux jours un film norvégien, qui sortira en salle le 19 novembre prochain, "L'art de la pensée négative" de Bard Breien.
Je ne suis pas critique donc les lignes qui suivent n'ont pas cette prétention. C'est juste que les hasards du calendrier m'ont fait découvrir ces deux oeuvres en même temps et qu'elles ont un point commun : celui de vouloir faire rire (et pleurer) du handicap. Elles sortent toutes les deux du politiquement correct sur le handicap et surtout, surtout du registre compassionnel gnangnan qui va habituellement avec cette question.
Elles donnent à voir des personnes qui souffrent et qui n'ont pas envie que
l'on s'apitoie sur elles, à qui on laisse penser que la seule chose que l'on
éprouve, qu'on leur montre c'est de la pitié et du caritatif. Ouf !
Ca va faire débat, ça va peut être même faire jaser. Peut-on se moquer du handicap ? Des personnes handicapées ? Peut-on tourner en dérision les douleurs, les peurs des parents, des compagnons de personnes handicapées ? D'ailleurs, est-ce de la dérision ? Certains diront que c'est de l'amertume, ou une forme de renoncement ?
Décidément, l'avantage de ce bouquin, celui de ce film, c'est de faire parler, de susciter des réactions. Et, à l'inverse de ce que l'on voit/entend habituellement, ça risque d'être saignant. Dans ces discussions, j'espère que l'on pourra sortir de ce silence et de cette attitude compassée (voir la scène du film avec le policier) qui est celle de la plupart d'entre nous vis à vis de cette différence.
Ca va faire débat, ça va peut être même faire jaser. Peut-on se moquer du handicap ? Des personnes handicapées ? Peut-on tourner en dérision les douleurs, les peurs des parents, des compagnons de personnes handicapées ? D'ailleurs, est-ce de la dérision ? Certains diront que c'est de l'amertume, ou une forme de renoncement ?
Décidément, l'avantage de ce bouquin, celui de ce film, c'est de faire parler, de susciter des réactions. Et, à l'inverse de ce que l'on voit/entend habituellement, ça risque d'être saignant. Dans ces discussions, j'espère que l'on pourra sortir de ce silence et de cette attitude compassée (voir la scène du film avec le policier) qui est celle de la plupart d'entre nous vis à vis de cette différence.