Elles donnent à voir des personnes qui souffrent et qui n'ont pas envie que l'on s'apitoie sur elles, à qui on laisse penser que la seule chose que l'on éprouve, qu'on leur montre c'est de la pitié et du caritatif. Ouf !

Ca va faire débat, ça va peut être même faire jaser. Peut-on se moquer du handicap ? Des personnes handicapées ? Peut-on tourner en dérision les douleurs, les peurs des parents, des compagnons de personnes handicapées ? D'ailleurs, est-ce de la dérision ? Certains diront que c'est de l'amertume, ou une forme de renoncement ?

Décidément, l'avantage de ce bouquin, celui de ce film, c'est de faire parler, de susciter des réactions. Et, à l'inverse de ce que l'on voit/entend habituellement, ça risque d'être saignant. Dans ces discussions, j'espère que l'on pourra sortir de ce silence et de cette attitude compassée (voir la scène du film avec le policier) qui est celle de la plupart d'entre nous vis à vis de cette différence.