Plan, plan, plan, plan !
Par V. Dubarry le 09-07-08, - L'humeur du moment - Lien permanent
J'ai appris un seul "gros" signe. Il est facile à faire : vous mettez votre
main gauche en pince et vous agitez vos doigts de la main droite dans cette
pince. Ca veut dire "blabla". En ce moment, je l'utilise souvent : plan
autisme, plan handicap visuel et finalement le 10 juin dernier, plan
handicap...
Déception et scepticisme, voilà ce que la plupart des acteurs ont retenu de ces
trois plans. Et on les comprend, des effets d'annonces, des bonnes intentions
mais pas de mesures concrètes. Rien qui donne des pistes sérieuses sur la façon
de mettre en oeuvre les mesures pourtant présentes dans la loi de février
2005...
Comment répondre à la demande de scolarisation des enfant en milieu ordinaire alors que les effectifs de l'éducation nationale fondent comme neige au soleil ? Comment encourager les actions innovantes de certaines associations alors que l'état se retire de la vie associative ? Et ce n'est pas seulement une question d'argent, aussi importante soit-elle, comment favoriser les créations de structures innovantes (par exemple dans le champ de l'autisme) alors que l'état ne reconnait pas ces mêmes actions ?
Et puis, par delà tout ça, ces "petits problèmes techniques", comment ne pas s'inquiéter de la façon dont le président de la république a parlé de ces "gentils zhandicapés qui sont des êtres merveilleux" ? Ces personnes si "merveilleuses qu'il suffit d'en approcher une pour voir tout ce magnifique potentiel qui existe"... J'exagère à peine le trait , ce sont quasiment les propos du président. Et c'est bien ça le plus grave.
Alors que des responsables associatifs, des personnes en situation de handicap, certaines collectivités s'échinent à obtenir un changement de regard sur le handicap, luttent contre les discriminations dont sont victimes les personnes handicapées, ces propos nous font sombrer dans une vision compassionelle bêbête qui met à bas ce travail...
Parce que l'enjeu principal est bien là, faire évoluer les mentalités, faire bouger les lignes de la "normalité", parler d'inclusivité et non pas d'intégration... Faire en sorte, en un mot, que la société, les villes, les logements que nous construisons soient adaptées. Que l'on ne demande plus à ceux et celles qui subissent déjà ces villes et cette société excluantes de s'adapter.
D'autant, que, comme d'habitude, l'adaptation de la ville, de la société aux personnes en situation de handicap sera profitable à d'autres partie de la population : autres minorités, parents avec enfants, personnes âgées...
Au boulot. Sans blabla...
Comment répondre à la demande de scolarisation des enfant en milieu ordinaire alors que les effectifs de l'éducation nationale fondent comme neige au soleil ? Comment encourager les actions innovantes de certaines associations alors que l'état se retire de la vie associative ? Et ce n'est pas seulement une question d'argent, aussi importante soit-elle, comment favoriser les créations de structures innovantes (par exemple dans le champ de l'autisme) alors que l'état ne reconnait pas ces mêmes actions ?
Et puis, par delà tout ça, ces "petits problèmes techniques", comment ne pas s'inquiéter de la façon dont le président de la république a parlé de ces "gentils zhandicapés qui sont des êtres merveilleux" ? Ces personnes si "merveilleuses qu'il suffit d'en approcher une pour voir tout ce magnifique potentiel qui existe"... J'exagère à peine le trait , ce sont quasiment les propos du président. Et c'est bien ça le plus grave.
Alors que des responsables associatifs, des personnes en situation de handicap, certaines collectivités s'échinent à obtenir un changement de regard sur le handicap, luttent contre les discriminations dont sont victimes les personnes handicapées, ces propos nous font sombrer dans une vision compassionelle bêbête qui met à bas ce travail...
Parce que l'enjeu principal est bien là, faire évoluer les mentalités, faire bouger les lignes de la "normalité", parler d'inclusivité et non pas d'intégration... Faire en sorte, en un mot, que la société, les villes, les logements que nous construisons soient adaptées. Que l'on ne demande plus à ceux et celles qui subissent déjà ces villes et cette société excluantes de s'adapter.
D'autant, que, comme d'habitude, l'adaptation de la ville, de la société aux personnes en situation de handicap sera profitable à d'autres partie de la population : autres minorités, parents avec enfants, personnes âgées...
Au boulot. Sans blabla...
