Communiqué de presse : CDG Express, un projet inutile, coûteux et sans avenir
Par V. Dubarry le 03-12-07, - EELV - Lien permanent
Dans le cadre de l’enquête publique relative au projet CDG express, Denis
Baupin, chef de file des Verts aux élections municipales à Paris et Véronique
Dubarry porte-parole de la campagne et tête de liste des Verts dans le 10ème
arrondissement, ont, ce jour, déposé auprès du commissaire enquêteur la
contribution suivante :
« L’enquête publique sur le projet de liaison ferroviaire directe entre Paris et l’aéroport de Roissy a débuté le 19 novembre.
Passant outre l’avis de la Région – qui a fait part de son opposition au projet dans le nouveau Schéma Directeur – et les réserves exprimées par diverses collectivités dont la Ville de Paris, l’Etat choisit à nouveau le passage en force.
« L’enquête publique sur le projet de liaison ferroviaire directe entre Paris et l’aéroport de Roissy a débuté le 19 novembre.
Passant outre l’avis de la Région – qui a fait part de son opposition au projet dans le nouveau Schéma Directeur – et les réserves exprimées par diverses collectivités dont la Ville de Paris, l’Etat choisit à nouveau le passage en force.
Les Verts dénoncent ce projet :
- d’un coût pharaonique de 600M€, somme qui serait mieux utilisée à améliorer les transports publics accessibles à tous, notamment en Seine-Saint-Denis, territoire en mutation économique et sociale.
- qui instaure des transports publics à 2 vitesses puisque seuls les voyageurs capables de débourser 16€ pour un trajet bénéficieront de ce projet élitiste.
- qui ne répond en rien aux besoins de déplacement des habitants de Seine-Saint-Denis et des 85.000 employés de la plate-forme de Roissy et fera obstacle aux projets alternatifs d’amélioration de cette desserte par d’autres modes de transport qui seraient en concurrence avec le CDG Express (par ex. une voie réservée aux bus et taxis sur l’A1, qui rendrait un grand service à un coût infiniment moindre)
- qui prétend ne rien coûter en argent public par la magie du partenariat public-privé, mais repose en réalité sur des prévisions de trafic manifestement surévaluées, basées sur des augmentations du trafic aérien incompatibles avec la protection des riverains (couvre-feu prévu au SDRIF), avec l’augmentation du prix du pétrole et avec la maîtrise du trafic aérien indispensable pour lutter contre le changement climatique. Ce projet ne sera pas viable sans subventions publiques, au détriment d’autres projets plus utiles.
- qui obère toute possibilité de requalification de la Porte de la Chapelle et de son échangeur autoroutier faisant barrière entre Paris et la Plaine St Denis du fait du refus de l’Etat d’enfouir le viaduc ferré qui cisaille la Porte et qui sera emprunté par CDG Express
- qui dégradera l’environnement et les conditions de vie de milliers de riverains en raison de l’augmentation des nuisances sonores dans le secteur de la Porte de la Chapelle et de l’accroissement du trafic automobile et des nuisances associées aux abords de la gare de l’Est.
- qui rendra impossible le développement de plates-formes de fret ferroviaire dans le nord-est parisien, projet pourtant indispensable pour réduire la circulation des poids lourds en zone agglomérée »
Denis Baupin Véronique Dubarry
- d’un coût pharaonique de 600M€, somme qui serait mieux utilisée à améliorer les transports publics accessibles à tous, notamment en Seine-Saint-Denis, territoire en mutation économique et sociale.
- qui instaure des transports publics à 2 vitesses puisque seuls les voyageurs capables de débourser 16€ pour un trajet bénéficieront de ce projet élitiste.
- qui ne répond en rien aux besoins de déplacement des habitants de Seine-Saint-Denis et des 85.000 employés de la plate-forme de Roissy et fera obstacle aux projets alternatifs d’amélioration de cette desserte par d’autres modes de transport qui seraient en concurrence avec le CDG Express (par ex. une voie réservée aux bus et taxis sur l’A1, qui rendrait un grand service à un coût infiniment moindre)
- qui prétend ne rien coûter en argent public par la magie du partenariat public-privé, mais repose en réalité sur des prévisions de trafic manifestement surévaluées, basées sur des augmentations du trafic aérien incompatibles avec la protection des riverains (couvre-feu prévu au SDRIF), avec l’augmentation du prix du pétrole et avec la maîtrise du trafic aérien indispensable pour lutter contre le changement climatique. Ce projet ne sera pas viable sans subventions publiques, au détriment d’autres projets plus utiles.
- qui obère toute possibilité de requalification de la Porte de la Chapelle et de son échangeur autoroutier faisant barrière entre Paris et la Plaine St Denis du fait du refus de l’Etat d’enfouir le viaduc ferré qui cisaille la Porte et qui sera emprunté par CDG Express
- qui dégradera l’environnement et les conditions de vie de milliers de riverains en raison de l’augmentation des nuisances sonores dans le secteur de la Porte de la Chapelle et de l’accroissement du trafic automobile et des nuisances associées aux abords de la gare de l’Est.
- qui rendra impossible le développement de plates-formes de fret ferroviaire dans le nord-est parisien, projet pourtant indispensable pour réduire la circulation des poids lourds en zone agglomérée »
Denis Baupin Véronique Dubarry
