Parrainages et manif
Par V. Dubarry le 30-03-07, - Le 10e arrondissement - Lien permanent
Samedi 31 mars à 14 heures 30 à la mairie du 10e, une cérémonie de
parrainage est organisée pour une quinzaine de familles. Ensuite départ en
cortège à 15 heures 30 vers Stalingrad (lieu de rendez-vous) pour la
manifestation organisée par RESF.
Même si (et je crois que je l'ai déjà dit-écrit) cette cérémonie peut paraître
(presque) anecdotique au regard des besoins (et, souvent, des souffrances) des
familles parrainés, c'est un symbole qui pour moi a du sens. C'est une façon
d'affirmer et d'assumer notre solidarité avec des concitoyenNEs, les accueillir
dans la maison du peuple, c'est aussi leur signifier, officiellement, qu'ils en
font partie... Les différentes dernières lois de notre "invité" temporaire dans
le 10e font de la solidarité un délit. Je pense que ma responsabilité, à la
fois d'élue et de citoyenne, est de refuser de me plier à cette loi que je
trouve injuste et inique.
Lorsque je suis intervenue sur cette question pour mon groupe au Conseil de Paris, j'ai parlé de "désobéissance civile" et je me suis fait copieusement insulter par les bancs de la droite*. Pourtant ça me paraît tellement évident. C'est une réaction politique et humaine comme il y en a toujours eu tout au long de l'histoire. Je sais que c'est un terrain glissant et qu'il est interdit de comparer la Shoah à ce qu'il se passe aujourd'hui. Mais comme me le soufflait le maire du 2e, Jacques Boutault, si les conséquences ne sont pas les mêmes, il est difficile de ne pas voir que les méthodes sont identiques. On peut bien sûr faire semblant et se cacher derrière son petit doigt et refusant les mots rafles, contrôles aux faciès... N'empêche, ça existe, et cette fois, on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas...
*Non seulement je commence à y être habituée mais, comme me le dit à chaque fois une copine, "si ils te huent, c'est que ton discours touche juste" :-)
Lorsque je suis intervenue sur cette question pour mon groupe au Conseil de Paris, j'ai parlé de "désobéissance civile" et je me suis fait copieusement insulter par les bancs de la droite*. Pourtant ça me paraît tellement évident. C'est une réaction politique et humaine comme il y en a toujours eu tout au long de l'histoire. Je sais que c'est un terrain glissant et qu'il est interdit de comparer la Shoah à ce qu'il se passe aujourd'hui. Mais comme me le soufflait le maire du 2e, Jacques Boutault, si les conséquences ne sont pas les mêmes, il est difficile de ne pas voir que les méthodes sont identiques. On peut bien sûr faire semblant et se cacher derrière son petit doigt et refusant les mots rafles, contrôles aux faciès... N'empêche, ça existe, et cette fois, on ne pourra pas dire qu'on ne savait pas...
*Non seulement je commence à y être habituée mais, comme me le dit à chaque fois une copine, "si ils te huent, c'est que ton discours touche juste" :-)