Donc c'est pas pour ça. C'est plutôt de vous faire part de mes étonnements de voir si souvent la fiction précéder de si peu la réalité. Un exemple pour illustrer ça. Il y a quelques années, j'ai lu un bouquin de Bordage, "Wang" (1998). Il y est décrit une Europe fermée sur elle-même s'arrogeant le pouvoir de vie ou du mort sur les personnes qui vivent hors de ses frontières matéralisées par des murailles. Ces murailles s'ouvrent périodiquement et les européens laissent alors entrer "ce" dont ils ont besoin. Et voilà, vous lisez un très bon roman, très bien écrit et quelques années plus tard, vous lisez les dispositions de la loi Ceseda et vous avez un choc : c'est tout pareil ! "L'europe forteresse" voulue par certainEs politiques elle est dans ce livre. Avec toutes les conséquences humaines que l'on n'a pas encore appréhendées dans leur entier...

Et là très sincèrement ça fait flipper. Parce que j'en ai lu d'autres des bouquins de SF et y'en a qui sont carrèment plus déplaisants. Tous ceux qui traitent du changement climatique, par exemple. Mine de rien, parmi les auteurs de SF, il y a de vrais écolos. Quand je dis "vrais", je veux dire des gens qui ont réfléchi à cette problématique il y a 20 ou 30 ans, avant que ça devienne à la "mode"... Des personnes qui ont entendu ce que disaient certains scientifiques, certains militants. Je ne veux pas faire dans le catastrophisme mais quant même il serait temps que nous prenions conscience collectivement des conséquences de nos actes. Ces actes quotidiens dont on pense qu'ils n'ont aucune influence sur l'état de la planéte.

A un moment donné, y'a pas photo : soit on agit, soit on assume collectivement que les néerlandais aient les pieds (et le reste) dans l'eau, entre autre choses... Bon j'arrête là pour aujourd'hui parce que je m'égare :-)