"Rafle" à République
Par V. Dubarry le 02-02-07, - L'humeur du moment - Lien permanent
*21 gardes à vue de personnes sans-papier après une opération de contrôles d'identités, comme il y en a tant dans la capitale depuis deux ans.
La nouveauté réside dans le fait que cette fois c'est au moment d'une
distribution de repas par les Restos du Coeur. Il existait, de fait, une sorte
de modus vivendi qui faisait que la police n'intervenait pas lors des
interventions des associations à caractère social...
Enfin pas toutes : les associations qui mènent des actions auprès des prostituéEs et des toxicomanes connaissent ce genre de "désagréments" depuis un bon moment, déjà. Et ces assos voient diminuer régulièrement le nombre de personnes qui viennent les consulter. Ben faut dire que c'est assez dissuasif de savoir que si on va prendre contact avec ces assos on risque de se trouver en état d'arrestation. Ces associations étant aussi des structures de soins, cela pose également des questions de santé publique et de l'accès aux soins.
Une fois même, une assos a eu la "surprise" de retrouver les policiers directement dans son bus... Aucun doute, ils ont besoin de soin :-)
Et tout ça pourquoi, pour quoi ? Pour remplir les quotas prévus par le Ministre de l'Intérieur, pour faire monter les stats : regardez donc comme elle travaille bien notre police, regardez ses gros chiffres ! Parce que, c'est ça : une arrestation d'un étranger sans titre de séjour équivaut à un résolution d'affaire...
Alors, pour faire simple autant aller là où sont les étrangers dans les quartiers populaires jusqu'à maintenant, à la soupe populaire aujourd'hui ; au sortir des bus de soin pour les prostituées où l'accusation de racolage passif tient la route dès qu'on est en possession de préservatifs (ce qu'ils et elles viennent chercher dans ces bus...) ; au sortir des structures de soin pour toxicomanes où y'en aura bien un qui aura oublié de vider ses poches...
Pourquoi se fatiguer ?
Il y a deux ans dans une interpellation au préfet de police et un communiqué de presse, je disais "rafle" et "politique du chiffre". Je me suis faite envoyée balader par le Préfet de Police, mais ça c'est normal ou à tout le moins prévisible, mais également par un certain nombre d'éluEs, qui trouvait le propos trop fort et me trouvait trop suspicieuse à l'égard de la préfecture :-) Deux ans après, ce serait trop facile de dire : j'avais raison. Trop facile et sans intérêt. Mais quant même, ça me fait du bien. Bon, de toute, c'est bien connu : il ne faut jamais avoir raison trop tôt :-).
* Cet autocollant est édité par les Verts du 10e, demandez-le sur leur site...
Enfin pas toutes : les associations qui mènent des actions auprès des prostituéEs et des toxicomanes connaissent ce genre de "désagréments" depuis un bon moment, déjà. Et ces assos voient diminuer régulièrement le nombre de personnes qui viennent les consulter. Ben faut dire que c'est assez dissuasif de savoir que si on va prendre contact avec ces assos on risque de se trouver en état d'arrestation. Ces associations étant aussi des structures de soins, cela pose également des questions de santé publique et de l'accès aux soins.
Une fois même, une assos a eu la "surprise" de retrouver les policiers directement dans son bus... Aucun doute, ils ont besoin de soin :-)
Et tout ça pourquoi, pour quoi ? Pour remplir les quotas prévus par le Ministre de l'Intérieur, pour faire monter les stats : regardez donc comme elle travaille bien notre police, regardez ses gros chiffres ! Parce que, c'est ça : une arrestation d'un étranger sans titre de séjour équivaut à un résolution d'affaire...
Alors, pour faire simple autant aller là où sont les étrangers dans les quartiers populaires jusqu'à maintenant, à la soupe populaire aujourd'hui ; au sortir des bus de soin pour les prostituées où l'accusation de racolage passif tient la route dès qu'on est en possession de préservatifs (ce qu'ils et elles viennent chercher dans ces bus...) ; au sortir des structures de soin pour toxicomanes où y'en aura bien un qui aura oublié de vider ses poches...
Pourquoi se fatiguer ?
Il y a deux ans dans une interpellation au préfet de police et un communiqué de presse, je disais "rafle" et "politique du chiffre". Je me suis faite envoyée balader par le Préfet de Police, mais ça c'est normal ou à tout le moins prévisible, mais également par un certain nombre d'éluEs, qui trouvait le propos trop fort et me trouvait trop suspicieuse à l'égard de la préfecture :-) Deux ans après, ce serait trop facile de dire : j'avais raison. Trop facile et sans intérêt. Mais quant même, ça me fait du bien. Bon, de toute, c'est bien connu : il ne faut jamais avoir raison trop tôt :-).
* Cet autocollant est édité par les Verts du 10e, demandez-le sur leur site...