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  <title>Véronique Dubarry</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 11 Feb 2013 14:17:23 +0100</pubDate>
  <copyright></copyright>
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  <item>
    <title>Question d'actualité du groupe EELVA au Maire de Paris et au Préfet de Police concernant l'installation de Salles de Consommation à Moindre Risque</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2013/02/11/Question-d-actualit%C3%A9-du-groupe-EELVA-au-Maire-de-Paris-et-au-Pr%C3%A9fet-de-Police-concernant-l-installation-de-Salles-de-Consommation-%C3%A0-Moindre-Risque</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Feb 2013 15:16:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Interventions diverses</category>
            
    <description>    Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous connaissez, M. Le Maire, notre attachement et notre volonté politique,
jamais démentie depuis plus de 10 ans, à ce que des salles de consommations à
moindre risque voient le jour à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je redis à quel point ce type de dispositif ne tient pas de la réponse miracle
mais vient compléter les dispositifs de réduction des risques déjà existants,
boutiques bas seuil, équipes de rues, prévention primaire auprès des plus
jeunes…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous avez, Monsieur le Maire, permis l'organisation, sous la responsabilité de
votre adjoint, Jean-Marie Le Guen, d'une véritable étude permettant aux éluEs
parisienNEs de mieux connaitre les expériences étrangères déjà mises en oeuvre.
Ces rencontres nous ont appris beaucoup et il parait pertinent de s'inspirer de
ces expériences pour mener à bien notre propre action.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, qu'avons-nous appris ?
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Premièrement, qu'une salle de consommation, si on veut qu'elle fonctionne,
doit être installée à proximité des toxicomanes.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Deuxièmement, qu'une salle de consommation, si on veut qu'elle fonctionne,
doit être correctement dimensionnée, en termes d'horaires, de capacité
d'accueil et de types de services offerts. Autrement dit qu'elle réponde
effectivement aux besoins.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Troisièmement, qu'une salle de consommation, ne peut être installée qu'avec
les riverains, les éluEs et les autres institutions concernées. Et pas malgré
ou contre eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ces trois impératifs, le seul qui, pour l'instant, semble avoir été retenu
par notre municipalité est le premier. D'après les déclarations des unes et des
autres, et au premier chef de la Ministre de la Santé, la salle de consommation
parisienne devrait être installée à proximité de la Gare du Nord. Déclarations
qui viennent, en tout point, à l'encontre du deuxième point, à savoir ne rien
faire sans les habitantEs… Pourtant, nous avons mandaté une association pour
travailler, réfléchir et animer la concertation. Force est de constater que
nous sommes considérablement en retard, voire même très en deçà de ce que nous
devrions faire. Je me souviens trop bien de l'ouverture de la boutique rue
Beaurepaire, dans le 10e toujours, et des vives réactions suscitées par le
&amp;quot;secret&amp;quot; qui avait entouré son ouverture… De cette expérience, des expériences
menées à l'étranger, nous savons ce qu'il ne faut pas faire. Et ce qu'il faut
faire. Pour finir, je reviens sur la capacité de la salle et donc, de fait, sur
la nécessité d'envisager très vite l'ouverture de plusieurs structures à Paris
et en proche banlieue, toujours là où sont les toxicomanes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, Monsieur le Maire, pourriez-vous nous dire quel est le calendrier qui est
mis en place pour convaincre les riverains du bien fondé de l'installation
d'une salle de consommation, les éluEs seront-ils associéES, quand auront lieu
les premières réunions publiques, quel type de document sera imprimé et mis à
dispositions des habitantEs, quand sera sérieusement envisagé l'ouverture
d'autres structures, bref de quels outils allons nous nous munir, transparents,
clairs et, souhaitons-le, efficaces pour garantir le succès de l'installation
de cette nouvelle structure ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Monsieur le Préfet, quelles sont vos intentions en terme de participation à
cette première étape mais aussi comment envisagez vous à l'avenir la nécessaire
collaboration entre vos services et ceux de la salle de consommation ?&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Ma pilule, ma bataille - Médiapart - 8 janvier 2013</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2013/02/11/Ma-pilule%2C-ma-bataille-M%C3%A9diapart-8-janvier-2013</link>
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    <pubDate>Mon, 11 Feb 2013 11:26:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Articles</category>
            
    <description>Ça m’énerve, ça m’énerve… Ce matin, il a fallu que j’aille chercher dans les
affaires de ma fille aînée (en vacances !) pour vérifier quelle pilule elle
prend. Que j’aille ensuite à la recherche des renseignements (sur internet)
pour comprendre de quelle génération est cette pilule. Si j’ai dû faire ça,
c’est parce que ni dans les journaux, papiers ou télévisés, ni à la radio, il
n’a été expliqué vraiment quelles pilules posent problèmes. Comment savoir,
moi, femme, usagère, de quelle génération est la pilule qui m’a été prescrite
par mon/ma gynéco ? Comment savoir quels risques courent ma fille, moi, ma
nièce, ma sœur ? Comment savoir quelles sont les molécules soupçonnées de faire
courir des risques aux femmes ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de battage, beaucoup d’alarmisme, mais aucune information de nature à
rassurer les femmes et surtout à les renseigner vraiment… Des « informations »
qui n’en sont pas.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;
Toujours pareil, enfin, souvent pareil : la santé et la contraception des
femmes traitées par-dessus la jambe. Parce que ce tapage fait courir un autre
risque, pointé par le Planning familial, celui du désamour de la pilule. Avec
tous les autres dangers qu'il entraîne. Pour les jeunes filles principalement
mais aussi pour toutes les femmes. En effet, la gamine qui va pour la première
fois chez un gynéco (au mieux) ou chez un généraliste pour demander la pilule a
des questions « de base » : je ne veux pas tomber enceinte, je ne veux pas
grossir, je ne veux plus de boutons. Ensuite, comment croire que le gynécologue
ou le médecin va vraiment la renseigner sur les différents produits, lui poser
des tableaux cliniques et comparatifs ? Personnellement, jusqu’à cette affaire,
je ne savais même pas quelle molécule j’avalais tous les matins depuis plus de
… beaucoup d’années ! Sauf si elle est tombée sur un(e) gynécologue
particulièrement pédagogue (dans mon expérience, une sur cinq ou six),
l'adolescente sortira du cabinet médical avec une ordonnance et ne saura que
peu de chose sur ce qu’elle va ingérer, elle saura juste ce que ça va lui
coûter… En revanche, elle va écouter la radio, regarder la télévision et se
dira qu’il vaut mieux arrêter de la prendre, dans le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un de ces derniers matins, dans une émission de radio, un journaliste se posait
la question de savoir si c’était le rôle de la presse généraliste de poser des
questions aussi scientifiques. Quelle rigolade ! Si les médias ne font pas ce
boulot, qui le fera ? Pourquoi tant de scientifiques se déplacent pour
expliquer qu’il n’y a pas de changement climatique, qu’il y a de la vie sur
Mars et pas pour expliquer le fonctionnement des molécules contraceptives ?
Pourquoi seulement des avocats et pas, a priori, des médecins, pour expliquer
de quoi il s’agit vraiment dans le cas de ces pilules mais plus largement
l’intérêt de la contraception orale ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La contraception des femmes, et singulièrement des plus jeunes, est un enjeu de
santé et un enjeu sociétal. Ces enjeux ne peuvent pas faire la Une seulement
lors de scandales sanitaires, ils doivent être sans arrêt travaillés,
explicités, présents dans la vie quotidienne, de toutes les femmes et de tous
les hommes… Les campagnes de prévention et d’informations doivent être plus
fréquentes, les lieux d’explications doivent être partout (collèges, lycées…),
les associations qui font ce travail d’informations doivent être plus
soutenues. Et ne pas oublier dans ces campagnes d’informations, l’ensemble des
professionnels qui auront à jouer un rôle dans ces enjeux. Leurs
méconnaissances, leurs mal-connaissance sont aussi un facteur de risques pour
les femmes. Lorsque Ségolène Royal, présidente de la région Poitou-Charentes,
a, il y a quelques années, fait distribuer gratuitement un kit contraceptif,
elle s’était fait hurler dessus… C’est pourtant aussi ces initiatives qu’il
faut démultiplier pour que la santé des femmes soit vraiment prise au sérieux.
Leur contraception en fait partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre corps nous appartient, et pour cela, l’information doit nous appartenir :
les parties de jambes en l’air, ça ne se traite pas par-dessus la jambe !</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Une salle de consommation à moindre risque à Paris ? Oui… mais pas seule !</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/10/25/Une-salle-de-consommation-%C3%A0-moindre-risque-%C3%A0-Paris-Oui%E2%80%A6-mais-pas-seule-%21</link>
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    <pubDate>Thu, 25 Oct 2012 15:04:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>L'humeur du moment</category>
            
    <description>Ô surprise ! A gauche, des militantEs jusqu’au gouvernement, la mobilisation
est désormais forte et unifiée. Depuis la fin de l’été, les éluEs progressistes
de toute obédience se précipitent pour justifier la mise en place de salles de
consommation à moindre risque (SCMR). Longtemps divisée sur le sujet, comme
elle l’est toujours sur la légalisation du cannabis, la gauche française s’est
miraculeusement réconciliée avec elle-même. Pas sûr qu’un soutien aussi unanime
soit détaché de tout calcul politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;    Mais ne boudons pas notre plaisir. Sur le fond, ouvrir des salles de
consommation à moindre risque relève de l’urgence et du simple bon sens.
Plusieurs grandes villes européennes (Genève, Bilbao…) ont assuré
l’expérimentation depuis plusieurs années : le rapport de l’Inserm de 2010 sur
le sujet, comme le séminaire de l’association « Elus, Santé Publique et
Territoires » à laquelle j’ai participé en 2010, montrent que ces salles
réduisent les risques sanitaires associés à la consommation de drogues et
qu’elles favorisent la réinsertion sociale. Le personnel soignant intervient
rapidement et avec efficacité en cas d’overdose ; il permet d’affronter
d’autres difficultés corporelles associées : abcès, furoncles, maladie de
peaux, plaies diverses et variées...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les usagerEs sortent de l’anonymat et des ruelles scabreuses pour retrouver
davantage d’hygiène et de vie collective. Ils sont plus facilement mis en
contact avec les travailleurs sociaux pour faire face aux problèmes parallèles
de chômage ou d’hébergement. De leur côté, les riverainEs subissent moins
l’exposition aux rixes ou aux seringues usagées qui jonchent le sol. Certes, la
tragédie de la toxicomanie se poursuit, mais la contamination au Sida ou aux
hépatites B et C est, elle, amenée à reculer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Drogues ou biffins : le pragmatisme avant l’idéologie&lt;/h4&gt;
&lt;br /&gt;
Quand tous ces enjeux apparaissent au grand jour, on comprend à quel point
l’expression médiatique de « salles de shoot » est impropre et celles de «
salles de consommation à moindre risque » ou de « centres d’injection
supervisés » (formules certes moins imagées) beaucoup plus pertinentes.&lt;br /&gt;
L’enjeu est donc bien le pragmatisme –comment simplement protéger le mieux
possible des populations exposées à certaines difficultés sociales ?- et non
pas la bataille de principes, c’est-à-dire l’idéologie. Ce sont des motivations
similaires qui ont toujours conduit les écologistes à proposer la légalisation
du cannabis, ou à soutenir l’ouverture de marchés régulés pour les biffins en
Ile-de-France. Si on ne peut pas, à court terme, mettre fin à des fléaux tels
que la drogue, le chômage ou la misère, la responsabilité politique minimale
est de les encadrer pour limiter leurs conséquences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les écologistes ont ainsi commencé dès 2004 à déposer des vœux en faveur des
SCMR au Conseil de Paris. Sous les huées, ces propositions étaient rejetées,
jugées irréalistes et irresponsables. Il a fallu attendre 2010 pour que le
Conseil de Paris se positionne enfin en faveur d’une expérimentation. Onze ans
après l’arrivée de Bertrand Delanoë à l’Hôtel de Ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons toujours prôné l’ouverture de salles dans les quartiers où la
toxicomanie est déjà présente ; c’est notamment le cas dans les quartiers
proches des gares de l’Est et du Nord, comme le soulignent désormais Rémi
Féraud et Bertrand Delanoë.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;h4&gt;Une question métropolitaine&lt;/h4&gt;
&lt;br /&gt;
Mais prenons garde : une expérimentation réussie ne va pas de soi.
&lt;strong&gt;L’engouement soudain pour les centres d’injection fait passer au second
plan la concertation locale&lt;/strong&gt;. Elle est pourtant indispensable pour que
les riverainEs comprennent qu’ils et elles y ont aussi intérêt : une
consommation concentrée dans un lieu encadré vaut mieux que des piqûres éparses
dans des lieux incertains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ayons aussi à l’esprit que le meilleur moyen de faire échouer cet essai, c’est
de l’isoler. De même que le marché aux biffins novateur de la porte Montmartre
(18e) souffre de son isolement en Ile-de-France (ce qui provoque des problèmes
de surconcentration), &lt;strong&gt;une SCMR esseulée à Paris s’exposerait à des
difficultés similaires&lt;/strong&gt;, qui nuiraient notamment à la qualité de vie
des riverainEs. Un ordre de grandeur permet de rendre tangible cette réalité :
Genève compte 190 000 habitantEs, 460 000 si on inclue le canton alentour. 3000
personnes par an fréquentent son centre d’injection. A Paris, le bassin de
population est de plus de 2 millions d’habitantEs, 6 millions si on intègre la
petite couronne. Et l’on voudrait faire tenir toute la consommation
métropolitaine de drogues dans un unique centre spécialisé…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;On le comprend aisément, une seule salle dans la métropole, qui plus
est ouverte à la va-vite, subira probablement la congestion et l’échec, mais
deux ou trois ouvertures simultanées rencontreront vraisemblablement un certain
succès.&lt;/strong&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Refuser le TSCG pour refonder l'Europe - Mediapart - 11 octobre 2012</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/10/12/Refuser-le-TSCG-pour-refonder-l-Europe-Mediapart-11-octobre-2012</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9a1cc992c7eeb16ec50ce17d9db68b70</guid>
    <pubDate>Fri, 12 Oct 2012 13:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Articles</category>
            
    <description>&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;« Quand on ne peut plus défendre un projet [le TSCG] autrement
qu’en ayant recours à la peur, (...) la décision la plus sage, est, à défaut de
se taire, de faire une pause. Pour réfléchir autrement, et faire de l’Europe un
acteur capable de mettre en œuvre une réponse sociale, écologique et
démocratique à la crise économique, financière et climatique ».&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Par Geneviève Azam, Amélie Canonne, Maxime Combes, Véronique Dubarry,
François Gèze, Nicolas Haeringer, Stéphane Lavignotte, Aurélie Trouvé,
répondant à une tribune publiée dans &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/10/01/ecologistes-nous-devons-ratifier-le-traite-europeen_1768432_3232.html&quot;&gt;
Le Monde&lt;/a&gt;.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis la victoire du «non» au référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel
européen, la cause est entendue : l’invective, la mauvaise foi et les
incohérences sont du côté de celles et ceux qui s’opposent aux traités
européens –aux traités et à leur novlangue délicieusement bureaucratique, à
leur technicisation accrue d’une Europe qui se coupe ainsi de ses citoyens et
se range inexorablement du côté de l’austérité et tourne le dos à la transition
écologique, tout en érigeant des remparts toujours plus élevés pour s’isoler du
monde et refuser les migrations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;    À l’inverse, la raison, la modération, et, in fine, le sens de l’Histoire,
bref, la vérité, seraient de l’autre côté. Les discussions, les mobilisations
citoyennes (meetings, pétitions ou manifestations) sont des péripéties dont nos
dirigeants aimeraient bien pouvoir se passer. Après tout, puisque l’Histoire
est en jeu, il n’est pas illégitime de chercher à contourner l’expression
démocratique, et il n’est pas moins normal de renier des engagements de
campagne (François Hollande avait annoncé qu’il renégocierait les textes du
TSCG et qu’il consulterait les Français): les technocrates et les dirigeants
sont persuadés que l’Histoire peut se faire sans le «peuple».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De ce point de vue, 2012 ne tranche pas avec 2005, bien au contraire. Nous,
opposants europhiles à cette Europe bureaucratique et abstraite, sans vision et
sans âme, ne serions rien d’autre que des militants d’extrême droite qui
s’ignorent, animés d’un désir caché de revenir aux frontières nationales, à
notre bonne vieille monnaie et nos pittoresques douaniers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pourtant…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les lignes qui suivent ne sont pas issues d’une tribune cosignée par des
militants du NPA, du Front de Gauche, ou d’Attac, à deux doigts de faire leur
coming-out et d’adhérer au Front National. Elles émanent de deux élus d’EE-LV,
favorables au TSCG –dont l’un fût directeur de cabinet de Pierre Mauroy– qui
évoquent, dans une tribune du Monde « Écologistes, nous devons ratifier le
traité européen » parue le 1 octobre 2012, le chaos que provoquerait, selon
eux, un rejet du traité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;« Ce grand renversement pourrait porter de graves effets aux
valeurs dites occidentales, auxquelles nous sommes viscéralement liés
–particulièrement nous Français, héritiers de 1789: nos valeurs pourraient se
trouver englouties. Le monde qui se dessine risque en effet de passer par
pertes et profits le respect des personnes, la liberté et la laïcité, de même
que les multiples formes d'égalité et le souci premier de la dignité humaine.
»&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne reculant devant aucun effet de dramatisation, les auteurs poursuivent
:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;« On ne peut compter que sur l'Europe, berceau de cette
civilisation et praticienne éprouvée des droits qui la fondent. Il faut que
l'Europe reste en scène, c'est le sens de l'Histoire qui est en jeu. (…) Les
erreurs d'ordre économique qui entachent le TSCG ne sont pas du même rang que
la menace sur notre civilisation que provoqueraient la division et
l'affaiblissement de l'Europe. »&lt;/blockquote&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Passons sur l’argument qui ouvre leur tribune, à savoir que l’Europe est un
facteur de paix. Il serait recevable, mais à la condition d’oublier les
Balkans, les guerres dans lesquelles les pays de l’UE sont engagées hors
territoire européen, et de refuser de prendre en compte la guerre menée contre
les migrants, dont Frontex et Schengen sont le bras armé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, l’Europe, et, en son sein, la France qui occupe une position si
particulière dans l’Histoire de la civilisation occidentale (c’est-à-dire, pour
L. Aïchi et R. Lion, du monde), serait menacée. Par un islam que nos églises
(chrétiennes, bien entendu) ne seraient (malheureusement, faut-il le préciser)
plus en mesure de contenir. Par une Afrique dont les habitants finiraient par
être trop nombreux et ne pourraient faire autre chose que nous envahir. Par une
Asie (comprendre «les Chinois») à l’économie galopante. Un vrai choc des
civilisations: musulmans, Africains et Asiatiques formeraient ensemble une
sorte de tsunami qui menacerait «d’engloutir» nos valeurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Europe, celle en laquelle nous croyons, mérite mieux que ça. Quand on en
arrive à ce niveau d’argumentation, quand on ne peut plus défendre un projet
autrement qu’en ayant recours à la peur (et quelle version dégradée de
l’heuristique de la peur, chère aux écologistes, nous offre-t-on là !) et à
l’évocation des valeurs éternelles et universelles de la civilisation
occidentale, la décision la plus sage, est, à défaut de se taire, de faire une
pause. Pour réfléchir autrement, et faire de l’Europe un acteur capable de
mettre en œuvre une réponse sociale, écologique et démocratique à la crise
économique, financière et climatique –une réponse qui ose, par exemple, faire
un audit de la dette, publique comme privée, et organiser leur
annulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dire «non» au TSCG, c’est précisément demander que cette pause soit possible.
C’est affirmer qu’il est encore temps de réorienter la construction européenne,
de retrouver cet espoir et ce souffle qui présidait à ses débuts. Celui de
construire une Europe, porteuse de sa riche histoire, assumant sa part sombre
(coloniale, par exemple), déterminée à rester ouverte sur le monde tel qu’il
est, plutôt que de la concevoir comme une citadelle assiégée, qui appellerait
la construction d’une forteresse bureaucratique et policière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Geneviève Azam, économiste, Attac&lt;br /&gt;
Amélie Canonne, militante altermondialiste, Aitec&lt;br /&gt;
Maxime Combes, économiste, Aitec&lt;br /&gt;
Véronique Dubarry, adjointe EELV au Maire de Paris&lt;br /&gt;
François Gèze, directeur des éditions La Découverte&lt;br /&gt;
Nicolas Haeringer, membre du comité de rédaction de la revue Mouvements&lt;br /&gt;
Stéphane Lavignotte, pasteur, militant écolo, Front de Gauche Aurélie Trouvé,
Attac</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>La politique du handicap de Paris et à Paris</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/09/25/La-politique-du-handicap-de-Paris</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b0139bedd4d3b3e31a3309fe2b4ee325</guid>
    <pubDate>Tue, 25 Sep 2012 11:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Interventions diverses</category>
            
    <description>Ca y est : le Schéma Départemental pour l'Autonomie des Personnes Handicapées à
Paris et le Plan de Mise en Accessibilité de la Voirie et des Espaces Publics
ont été adoptés hier par le Conseil de Paris*. A l'unanimité !&lt;br /&gt;
Et même pour la première fois, une traduction en LSF des débats et un
sous-titrage de des interventions !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Derrière ces deux titres longs comme un jour sans pain se cache la volonté de
Paris de travailler sur le handicap d'une façon originale et novatrice. Et le
but de cette communication était bien de le montrer, ou de le démontrer, et
sans aucun doute de rendre visible cet ensemble de mesures destinées à rendre
&amp;quot;meilleure&amp;quot; la vie des personnes handicapées et de leur entourage à Paris.
Nécessaire : j'entends dire encore trop souvent qu'il n'est pas possible, voire
infernal, de vivre à Paris pour une personne handicapée. Paris est réputée
inaccessible, inabordable (ça, c'est vrai !) et, disons les choses,
handiphobe.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;
Cette communication avait aussi pour but d'expliquer la méthode choisie par la
Ville pour mettre en oeuvre sa politique. C'est pas simple de travailler en
transversalité dans des administrations construites verticalement, et pourtant
la question même du handicap nous y oblige. D'ailleurs c'est aussi cette
difficulté qui rend le &amp;quot;dossier&amp;quot; passionnant !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'urgent est aussi de sortir de la démonstration technico-administrative et de
l'empilement de lois (tellement complexes !) et de rentrer dans le vif du sujet
: comment répondre aux questions posées par les personnes handicapées et leur
entourage ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et à une question centrale surtout : ai-je le choix ? Cette question du choix
est primordiale, elle recouvre largement celle de l'autonomie. Le problème des
personnes handicapées est bien souvent que le choix se fait par défaut : je
voulais faire du tir à l'arc mais le seul gymnase accessible est celui pour
l'escalade, donc... Et cette logique est applicable à tout : le logement, le
type d'établissement médico-social, la culture...Et donc voilà, ça donne des
interventions, des textes et des objectifs clairs et chiffrés pour les années à
venir qui doivent garantir aux personnes handicapées des choix de vie en
fonction de leurs envies, en fonction de leur état de santé...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais surtout, faire savoir que oui, ça se peut, faire savoir que oui, les
personnes handicapées ont leur place dans notre ville (et pas à la campagne
comme on me le suggère encore !) et que oui, ce sont des acteurs de la cité,
des citoyenNEs à part entière ! Et ça c'est le plus dur parce que ce ne sont
pas des données techniques qui peuvent faire changer ce qu'il y a dans nos
têtes : les préjugés, les a priori, les peurs et les phobies ! Ca c'est du
travail de tous les jours, du travail de conviction et de pédagogie que les
associations soutenues par la Ville de Paris et moi faisons ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jouer les mouches du coche systématiquement et rappeler simplement que dans
&amp;quot;personnes en situation de handicap&amp;quot;, il y a ce mot, qui n'est pas une
coquetterie de langage ou du politiquement correct, PERSONNE !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Des gens quoi, comme tout le monde&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;blockquote&gt;* Les différentes versions accessibles de la communication du maire
et des débats sont disponibles en ligne sur &lt;a href=&quot;http://www.paris.fr/accueil/accueil-paris-fr/conseil-de-paris-le-handicap-en-long-en-large-et-en-langue-des-signes/rub_1_actu_119912_port_24329&quot;&gt;
Paris.fr&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
-Vidéo sous-titrée et traduite en LSF.&lt;br /&gt;
-Communication en PDF, accessible à la synthèse vocale.&lt;br /&gt;
-Version en français simplifié pour les personnes en situation de handicap
mental.&lt;br /&gt;
Et puis les documents eux-mêmes en téléchargement : le schéma départemental et
le PAVE.&lt;/blockquote&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Eradiquer la prostitution ou les prostituéEs ? - Médiapart - 27 juin 2012</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/07/10/Eradiquer-la-prostitution-ou-les-prostitu%C3%A9Es</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:4ee108e57241f3f54fa7aaa77c91bc11</guid>
    <pubDate>Tue, 10 Jul 2012 11:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Articles</category>
            
    <description>Dans le Journal du Dimanche de dimanche dernier, Najat Vallaud-Belkacem dit
souhaiter la fin de la prostitution. Elle a raison. Moi-même, je suis pour
l'éradication de la famine dans le monde, la fin de toutes les guerres et très,
très, très favorable à ce que nous nous aimions tous les uns les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En attendant ces jours merveilleux, on fait quoi ? On laisse perdurer des lois
dont on sait qu'elles mettent en danger les prostituéEs ? Dont on sait que leur
mise en oeuvre fielleuse et hypocrite repousse les prostituéEs loin, de plus en
plus loin, des associations qui pourraient leur apporter conseils    sanitaires ou sociaux ? Qui les laissent seulEs face à des clients exigeants et
parfois dangereux ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat qui doit avoir lieu sur la prostitution ne peut pas se cantonner à
renvoyer chacun des protagonistes à des positions irréconciliables et
caricaturales. Il ne peut pas être noir ou blanc, abolitioniste ou
réglementariste. Dans ce type de grand débat sociétal, il faut être capable de
subtilité et ouvrir les yeux sur la vraie vie et sur quelques vérités
incontournables :&lt;br /&gt;
Les prostituéEs payent des charges à l'URSSAF et cela fait d'eux et elles des
travailleurs au sens le plus strict du terme.
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Un grand nombre d'entre eux et d'entre elles sont les victimes de réseaux
mafieux auxquels il faut s'attaquer.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Le débat d'il y a quelques années lancé par Françoise de Panafieu sur la
réouverture des maisons closes a fait beaucoup rire. Peut être faut il aussi se
re-pencher sur la question et l'aborder sérieusement.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;La loi sur le racolage passif doit être abrogée, elle n'a que des effets
négatifs pour les prostituéEs et n'a pas changé grand-chose à la
prostitution.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien évidemment, on peut fermer les yeux sur ces vérités et se balancer à la
tête protestations de féminisme bien compris et de lutte contre le capitalisme
et la marchandisation des corps. Même si une partie de ces arguments doit être
entendu, le problème est quant même qu'on finit toujours par en arriver à des
discours de dame patronnesse sur la nécessité de sortir ses pov' filles du pov'
milieu dans lequel elles sont tombées. Du coup, non seulement on oublie les
hommes prostitués, mais en plus on assiste à un kidnapping de la parole des
premières personnes concernées particulièrement infantilisant : la parole des
prostituées n'aurait-elle donc aucune valeur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sporadiquement, au détour d'actions policières particulièrement problématiques
(comme ce fut le cas dans les bois parisiens ces dernières semaines),
d'interviews de telle ou telle personnalité ou bien encore de la parution de
tel ou tel rapport, le débat revient et fait rage entre tenants de l'une ou
l'autre position. Et puis plus rien pendant quelques mois voire années…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est vraiment plus que temps que le débat ait vraiment lieu, un débat qui
permette de sortir des poncifs et des leçons de morale...</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Nuit de l'accessibilité le 8 juin 2012 - Vous pouvez encore participer !</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/06/07/Nuit-de-l-accessibilit%C3%A9-le-8-juin-2012-Vous-pouvez-encore-participer-%21</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f92a366ebfa890f9c226f4fea02846e9</guid>
    <pubDate>Thu, 07 Jun 2012 17:42:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Agenda politique et militant</category>
            
    <description>    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce vendredi 8 mai, le théâtre de la Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin dans le 3e
arrondissement, accueille la &lt;strong&gt;deuxième Nuit de l’accessibilité&lt;/strong&gt;.
Cet évènement est organisé par l’association Jaccede. Dans la lignée des
Journées de l’accessibilité, &lt;strong&gt;je leur ai proposé d’adapter leurs grande
opération de recensement et de sensibilisation diurnes à la nuit
parisienne&lt;/strong&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vie d’une personne en situation de handicap n’est pas seulement axée autour
des rendez-vous médicaux et dans les meilleurs des cas, professionnels.
&lt;strong&gt;Sortir, se cultiver, se divertir, se rencontrer, voici encore tout un
pan de la vie « ordinaire »&lt;/strong&gt; qui, pour une personne en situation de
handicap est ponctué d’obstacles, d’humiliations, d’obligation de tout
planifier : le moindre trajet, le moindre mètre, la moindre entrée...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les centaines de Jaccedeurs, volontaires ce soir-là, vont recenser les lieux
accessibles et les reporter sur le site de l’association, sensibiliser les
responsables des lieux, et surtout rappeler à chacun qu’il est possible de
sortir à Paris.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre d’acteurs parisiens se sont mobilisés pour assurer le succès de cette
opération : &lt;a href=&quot;http://www.democratieparis3.fr/conseil-local-du-handicap/&quot;&gt;le Conseil Local du
Handicap du 3ème arrondissement&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://blogs.paris.fr/pierrotsdelanuit/&quot;&gt;les Pierrots de la Nuit&lt;/a&gt; …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Nous nous retrouverons ensuite, tous ensemble, pour un concert avec les
groupes The guests only et invités surprises (mais à 24 h de l'événement on
peut commencer à en parler :-) : le &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/staffbendabilili&quot;&gt;Staff Benda Bilili&lt;/a&gt;
!&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Venez participer à cette soirée positive. Vous pouvez encore vous inscrire pour
participer à l’opération sur le site &lt;a href=&quot;http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/06/07/www.jaccede.com.&quot;&gt;www.jaccede.com.&lt;/a&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Handicap et sexualité - Colloque de la Faculté de médecine de Nantes - 31 mai 2012</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/06/04/Handicap-et-sexualit%C3%A9-Colloque-de-la-Facult%C3%A9-de-m%C3%A9decine-de-Nantes-31-mai-2012</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:cb341a4f24eec26e80edbefc0b3400d1</guid>
    <pubDate>Mon, 04 Jun 2012 14:34:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Interventions diverses</category>
            
    <description>La faculté de Médecine de Nantes a organisé, les 31 mai et 1er juin, les 7e
journées « Expertises et polémiques en gynécologie obstétrique ». Cette année
le thème était consacré à « santé des femmes et handicap moteur ». C'est dans
ce cadre que le professeur Henri-Jean Philippe m’a proposé d’intervenir sur le
sujet « handicap et sexualité ». Et donc, ci-dessous le texte de mon
intervention.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;
Traiter de la sexualité dans un colloque consacré à la santé des femmes en
situation de handicap moteur prouve l’avancée qui est en train de s’opérer en
France sur cette problématique grâce, notamment, au travail mené par
quelques-uns.&lt;br /&gt;
L’OMS définit la santé sexuelle comme un état de bien-être physique, mental et
social dans le domaine de la sexualité. Elle requiert une approche positive et
respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles, ainsi que la
possibilité d’avoir des expériences sexuelles qui soient sources de plaisir et
sans risque, libres de toute coercition, discrimination ou violence.&lt;br /&gt;
Le Parlement Européen (1992) déclare quant à lui dans la Résolution A3 231/92
que : « (…) Dans le domaine des droits civils, l’éducation affective et
sexuelle des personnes handicapées soit renforcée par une meilleure prise en
compte de la particularité de leur situation et qu’elles doivent, comme tous
les autres êtres humains, avoir la possibilité de satisfaire leurs besoins
sexuels ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Forte de ces définitions, la sexualité des personnes handicapées devrait donc
être prise en compte depuis longtemps. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas,
Aujourd’hui encore, nombreuses sont les personnes qui n’ont pas de vie
affective et sexuelle, ne connaissent pas leur propre corps, n’y ont même pas
accès… Nombreux sont les professionnelLEs, de santé notamment, confrontés à des
demandes auxquelles ils ne sont pas en mesure de répondre. Ces situations
créent frustrations, peurs, souffrances et parfois passage à l'acte...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des colloques, des articles, des associations… portent le sujet au grand jour
et pose la question : que faire aujourd’hui ? quelles réponses apportées aux
personnes elles-mêmes, à leur entourage familial et aux professionnelLEs
?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sujet est complexe, les solutions toutes aussi nombreuses que le public
concerné est divers. Ici on parle de femmes en situation de handicap moteur, la
réflexion est donc plus ciblée. Le handicap moteur pose clairement la question
de la capacité à accéder à son corps, aux sensations que peut procurer
celui-ci. Comment appréhender et découvrir son corps lorsque l’on est
hémiplégique… ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’accès à l’information, les interventions de professionnelLEs au sein des
structures, les formations auprès des professionnelLEs – éducateurs en
établissements et services… pour faciliter la parole, la sensibilisation au
corps, aux différentes parties du corps, à la sexualité sont autant de pistes à
développer pour accroitre confiance en soi, acceptation et (re)connaissance du
corps...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question des femmes pose un autre problème : si le tabou autour de la
sexualité touche tout le monde, il est encore plus avéré lorsque l’on parle des
femmes. Parce que c’est bien connu, les femmes n’ont pas besoin de vie
sexuelle, simplement de tendresse… ! Et il est consternant de constater que,
aujourd’hui encore, les demandes autour de la sexualité émanent en majorité
d’hommes, les femmes s’autocensurant sur leur propre désir. Là aussi le travail
est conséquent : travailler à l’égalité entre les femmes et les hommes dès
l’enfance, multiplier les interventions au sein des écoles et des
établissements sur la prévention et l’information sur la sexualité… et amener
les femmes à regarder leur corps, à le comprendre et à l’aimer, à en prendre
soin en développant par exemple les ateliers de relooking…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La multiplication de ces actions feront évidemment bouger les lignes. Mais
au-delà de la confiance à renforcer, de la sensibilisation de tous, de la
connaissance du corps, il est essentiel d’essayer de favoriser les rencontres
en améliorant l’accessibilité des lieux, des sites de rencontres, en
multipliant les activités communes… et pourquoi pas, la possibilité de recourir
à des assistantEs sexuelLEs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne développerai pas ce point ici. Celui-ci nécessitant une réflexion propre
tant le sujet est complexe et controversé. Mais, il est essentiel de se poser
la question. La législation française ne permet pas aujourd’hui de faire appel
à des assistantEs sexuelLEs et de les rémunérer. Pourtant, nombreux sont ceux
qui, dans leur coin, essaie de trouver une solution, faite de bric de broc,
très souvent à la limite de la légalité, parfois en se mettant soi-même en
danger, en porte à faux comme cette mère ou cet éducateur qui soulagent
eux-mêmes l’enfant ou le résident parce qu’il faut bien faire quelque
chose…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc essentiel que, tous, politiques, professionnelLEs – médicaux et
autres, responsables d’établissements, présidentEs d’associations, personnes en
situation de handicap… nous nous mobilisions pour que ce sujet continue
d’avancer, pour trouver des solutions et innover afin que chacun ait la
possibilité d’accéder à une vie affective et sexuelle.</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Inauguration du CLAP 19 et 20e arrondissements</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/05/09/Inauguration-du-CLAP-19-et-20e-arrondissements</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:fd032d4b544205de27b8e806e318f5f3</guid>
    <pubDate>Wed, 09 May 2012 16:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Interventions diverses</category>
            
    <description>    Cet après midi, je vais inaugurer le 9ème CLAP de la capitale, au 32, rue
Olivier Métra dans le 20e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
CLAP ? Centre de Loisirs à Parité, c'est à dire accueillant, dans les locaux
d'une école, les mercredis et durant les petites vacances scolaires, des
enfants ordinaires &lt;strong&gt;ET&lt;/strong&gt; des enfants en situation de
handicap.&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://www.paris.fr/viewmultimediadocument?multimediadocument-id=115072&amp;amp;role=2&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
Crédits photo : Jean-Baptiste GURLIAT - Mairie de Paris&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de ces centres de loisirs particuliers est double :&lt;br /&gt;
- permettre aux enfants en situation de handicap d'avoir des loisirs au plus
près de chez eux et dans des conditions financières identiques aux autres
enfants.&lt;br /&gt;
- favoriser la rencontre, la découverte des enfants ordinaires et des enfants
handicapés. Commencer ainsi dès le plus jeune âge à dessiller les yeux afin,
que une fois grands, les préjugés n'existent plus...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette offre se rajoute à l'accueil d’enfants en situation de handicap dans les
centres de loisirs classiques et répond aux besoins particuliers de certains
enfants. Cet après midi donc, le neuvième (7 municipaux et 2 associatifs), ce
qui représente en tout 210 places dont la moitié réservée à des enfants
handicapés. Le but étant de continuer à ouvrir un centre de ce type par an pour
répondre au besoin de proximité et finir par obtenir un maillage territorial le
plus cohérent possible. &lt;strong&gt;Excellent reportage et renseignements
complémentaires sur &lt;a href=&quot;http://www.paris.fr/accueil/accueil-paris-fr/vivre-ensemble-ses-differences-au-centre-de-loisirs-olivier-metra/rub_1_actu_115031_port_24329&quot;&gt;
paris.fr.&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Pour un vote accessible à Paris</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/04/19/Pour-un-vote-accessible-%C3%A0-Paris</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:96c6e7445c786551a0bd40cc2c41b89b</guid>
    <pubDate>Thu, 19 Apr 2012 14:00:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Interventions diverses</category>
            
    <description>La Loi fait bien les choses : depuis la Loi « pour l'égalité des droits et des
chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » du 11
février 2005, le Code électoral est riche d’articles permettant aux personnes
en situation de handicap d’accéder au scrutin: obligation d’accessibilité des
bâtiments, organisation de la circulation dans le bureau de vote, hauteur
adaptée des urnes et des tablettes dans les isoloirs, possibilité de faire
effectuer certains gestes par un autre électeur… tout est prévu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout ? oui et non. Comme d’habitude, et surtout en matière d’accessibilité, le
diable se niche dans les détails : d’abord parce que l’accessibilité est une
science sans fond et bourrée de contradictions et de paradoxes et aussi, et
surtout, parce qu’aucune loi ne parviendra atteindre l’essentiel,
messieurs-dames, l’humain.&lt;br /&gt;    &lt;br /&gt;
À Paris, tout est certes prévu dans les 869 bureaux de vote et sauf possible
incident, la Ville ne sera prise nulle part en défaut par la Loi. Nous avons
des équipes remarquables qui ne transigent pas sur le respect de
l’usagerE.&lt;br /&gt;
Mais on ne peut pas se contenter de seulement appliquer la Loi. C’est pour cela
que j’ai demandé aux services de la Ville de plancher avec la Commission
Communale pour l’Accessibilité des personnes handicapées sur l’accessibilité
des bureaux de vote à Paris.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Et nous avons compris qu’il fallait aussi, et dans un premier temps, travailler
sur deux aspects :&lt;br /&gt;
- d'abord rappeler aux ParisienNEs en situation de handicap qu’ils/elles
peuvent aller voter. À force de se heurter aux obstacles, les personnes en
situation de handicap s’interdisent trop d’activités et faute d’informations
positives, y renoncent. Une page dédiée sur &lt;a href=&quot;http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/04/19/Paris.fr&quot;&gt;Paris.fr&lt;/a&gt;
rappelle aux ParisienNEs que, oui, les bureaux sont accessibles, qu’on peut
voter sans se déplacer, qu’on peut se faire aider…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Ensuite sensibiliser les équipes des bureaux de vote à l’accueil des
personnes en situation de handicap. Lors des réunions préparatoires dans les
mairies d’arrondissement, les Directeurs/trices généraux sensibilisent les
présidentEs des bureaux de vote et les agentEs de la Ville à l’accessibilité.
Nous leur avons fourni la brochure de la FNATH – association des accidentés de
la vie « Des élections sans entraves pour les citoyens
handicapés ».&lt;br /&gt;
Mais ne nous leurrons pas, cette brochure et ces recommandations vont se
(sur)ajouter à d’autres recommandations et d’autres brochures sur divers
thèmes : organisation, incendie, intrusions… Je vous laisse imaginer la
pression qui pèsera ces dimanche sur les épaules des présidents des bureaux de
vote.&lt;br /&gt;
C’est pour cela que la Commission Communale pour l’Accessibilité des personnes
handicapées de Paris a élaboré une fiche synthétique, format carte postale
recto verso qui va dans la poche du pantalon, et qui rappelle les dispositions
légales, les règles à connaître et ce qu’il faut savoir quand on accueille une
personnes en situation de handicap. On sait trop combien la pudeur, la timidité
(la peur?) compromettent la communication entre personnes ordinaires et
extra-ordinaires.&lt;br /&gt;
Alors, puisque nous, les politiques, nous nous acharnons à rappeler aux
citoyens que voter est un devoir, d’aucuns diront un pouvoir, nous avons le
devoir de permettre à tous de pouvoir voter.</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Journée Mondiale de l'Autisme : l'Hotel de Ville en bleu !</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/04/02/Journ%C3%A9e-Mondiale-de-l-Autisme-%3A-l-Hotel-de-Ville-en-bleu-%21</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:68eb065785692f738e6446ace4c9593f</guid>
    <pubDate>Mon, 02 Apr 2012 16:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Interventions diverses</category>
            
    <description>    La façade de la Mairie de Paris tout en bleu parce que la Ville s'est associée
à l’opération &lt;a href=&quot;http://www.collectif-autisme.org/pour-la-france-en-bleu.html&quot;&gt;La France en
bleu&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.veroniquedubarry.fr/public/.La_Mairie_en_bleu_s.jpg&quot; alt=&quot;HOteldeVilleBleu&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;HOteldeVilleBleu, avr. 2012&quot; /&gt;Cette
journée de mobilisation est l'occasion, maintenant que la mousse du rapport de
la Haute Autorité de Santé est un peu retombée, de prendre la réelle mesure de
tout ce qu'il y a faire en matière de mobilisation pour la compréhension de ce
qu'est l'autisme par tous nos concitoyeNEs et aussi en termes de choses restant
encore à faire pour l'accueil des enfants et adultes autistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est aussi mettre en lumière ce que le Ville fait depuis de nombreuses années
pour soutenir les actions des associations agissant pour et avec les personnes
autistes. C’est un éclairage éphémère qui ne dure que le temps d’une nuit mais
les actes restent et le plus important c’est ce que je laisserai à la fin de
mon mandat : la création de places en structures adaptées, le nombres d’enfants
autistes qui auront pu partir en séjour, qui auront pu avoir accès à des
loisirs, des activités culturelles, qui auront pu aller à l’école ; leurs
parents qui auront été soutenus, accueillis et qui auront pu profiter des
meilleurs moments avec leurs enfants…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup moins visible que les lumières d'un soir mais beaucoup plus
durable:-))</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Accessibilité ?</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/02/13/Accessibilit%C3%A9</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e22f64d3c3209070afc89619a38682c2</guid>
    <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 14:07:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Interventions diverses</category>
            
    <description>Eurocities (association de grandes villes européennes) a créé en son sein un
groupe de travail &amp;quot;Barrier-free city for all&amp;quot;. Berlin, Prague, Vienne,
Toulouse, Lyon, Moscou... et Paris se réunissait donc aujourd'hui pour
continuer à avancer sur l'idée de ville accessible. A l'Hôtel de Ville. J'ai
donc ouvert ces journées par une intervention sur les actions et la réflexion
de la Ville de Paris en la matière. L'occasion à la fois de faire un point sur
les réalisations de la ville et d'alimenter notre réflexion par la
confrontation avec celles des autres villes. Voici mon intervention...    Dans le palmarès des villes accessibles, il semble fixé dans beaucoup d’esprits
que Paris est définitivement perdue. Ville patrimoniale et ancienne aux rues
historiques et tortueuses, ville gérant plus de 2000 établissements recevant du
public, ville accueillant un flux constant d’usagers, autochtones banlieusards
et touristes évoluant sur 1700 km de voirie jonchée d’incidents (un, plus ou
moins important, tous les 10 mètres !).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À Paris, Ville Capitale, les problématiques s’imposent de façon plus complexe,
plus gigantesque qu’ailleurs. Ce n'est pas pour autant que Paris a renoncé à
s’y confronter, tout est affaire de volonté politique.&lt;br /&gt;
Volonté de rendre l’accessibilité universelle parce que l’accessibilité n’est
pas destinée qu’aux utilisateurs de fauteuil roulant, qu’à toutes les personnes
en situation de handicap, l’accessibilité est indispensable aussi à toute
personne, à un moment ou à un autre, en état de vulnérabilité : personne âgée,
personne encombrée, personne peinant à déchiffrer nos codes urbains, enfants…
Pour tous, la Cité doit être inclusive, au-delà d’un urbanisme uniquement conçu
pour un être masculin instruit et dans la force de l’âge, la Cité doit pouvoir
accueillir, guider, rester fluide tout au long de sa chaîne de
déplacements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques exemples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- A Paris, la mise en accessibilité des lignes de bus, intramuros, a entraîné
cette année une augmentation de passagers en fauteuils roulants de plus de
20%.&lt;br /&gt;
- Paris a été la première à mettre en place le PAM, modèle repris maintenant
dans toute l’Ile de France : plus de 13 000 personnes se sont inscrites à ce
service qui permet aux personnes âgées et aux personnes en situation de
handicap de se déplacer, à la demande, dans la Ville. Le PAM75 a réalisé 295899
courses en 2011.&lt;br /&gt;
- Paris, Ville et Département, consacre au handicap un budget de plus de 276 M€
: au sein de ce budget, 30 M sont réservés à l’accessibilité ; en plus de cette
somme, les chantiers nouveaux intègrent dans leur budget les obligations
d’accessibilité, à l’exemple du tramway.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais par delà ces chiffres, il est aussi important d'insister sur la nécessité
de reconsidérer la culture administrative française classique basée sur un
dispositif vertical. C’est sous forme horizontale que le partenariat entre
Paris et les autres acteurs du paysage urbain doit s’instaurer : STIF et RATP
pour les transports ; Préfecture de Police pour la régulation de la voie
publique, l’accessibilité des établissements privés ; Architectes des Bâtiments
de France pour les interventions sur le bâti ; la Poste, EDF, GDF installent
leurs équipements ; sans compter les acteurs du secteur privé …&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce même partenariat horizontal qui doit continuer au sein même de la
Ville de Paris : près de 60 000 agents, 23 directions qui acquièrent une
culture commune de l’accessibilité universelle et de la cité inclusive grâce à
l’élaboration de référentiels techniques, aux groupes de concertation inter
directions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n’est pas l’absence de Faire, de réalisations concrètes qui donne à Paris
son statut de ville réputée inaccessible. C’est, et nous devons y rester
attentifs, le manque de communication, de « Faire Savoir » : non seulement
informer les ParisienNEs de tous les dispositifs, mais aussi faire œuvre de
pédagogie pour aller au-delà des palmarès simplificateurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans cet état d'esprit que J’ai décidé de mettre à disposition des
parisienNEs un Guide du handicap qui sera édité à la rentrée scolaire 2012. Je
compte tout de même continuer à œuvrer pour que chaque guide parisien, quel que
soit le sujet abordé, comprenne un volet handicap. Bizarrement, si les
concepteurs commencent à intégrer cet aspect, les usagers, en situation de
handicap, trop habitués à la relégation, n’ont pas encore acquis ce réflexe de
consultation éclatée, « comme les autres », hors d’un espace réservé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'une façon générale, le combat en faveur de l’accessibilité universelle
s’apparente à la lutte contre les a priori, contre les préjugés, et bien sûr
contre les discriminations. Eternels ennemis, vampires contre lesquels nous ne
pourrons lutter qu’avec la force de la lumière, la connaissance partagée et
l'information, parce que ce sera bien plus efficace que des gousses d’ail !</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Débat politique organisé par l'APGL (Association des Parents Gays et Lesbiens), samedi 11 février</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/02/12/D%C3%A9bat-politique-organis%C3%A9-par-l-APGL-%28Association-des-Parents-Gays-et-Lesbiens%29%2C-samedi-11-f%C3%A9vrier</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e760e453a1da48b4a542829b7e34f528</guid>
    <pubDate>Sun, 12 Feb 2012 12:02:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Interventions diverses</category>
            
    <description>Débat juridique et politique organisé par l'APGL à la Mairie du 9e. Juridique :
présentations et discussions autour des dispositions existantes avec des
témoignages des familles confrontées à tout ça. Puis politique : interpellation
des représentantes des candidatEs aux élections présidentielles, UMP (si, si!),
Modem, PS, Front de gauche et EELV. Puisque tout le monde était à Roubaix et
qu'il fallait absolument que quelqu'une y aille, après une ploufe un peu
bizarre, c'est tombé sur moi. Tant mieux, cela faisait très (trop) longtemps
que je n'étais pas allée à un débat organisé par l'APGL.... Et ça m'a donné
l'occasion de rappeler les positions d'EELV : lutte contre toutes les
discriminations !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Evidemment, en tant que représentante d'EELV et de Eva Joly, je n'avais pas
vraiment un rôle difficile : nos positions sont celles qui sont les plus
proches des revendications de l'APGL ! Ouverture du mariage à tous et toutes,
idem pour l'adoption, une vraie réflexion (philosophique et juridique) sur les
coparentalités, sur le statut des beaux parents... Ceci dit, c'est toujours
intéressant de confronter des positions (qui peuvent parfois être trop
théoriques) à des réalités quotidiennes...&lt;br /&gt;    En revanche, surtout juste après les déclarations méprisantes de Sarkozy dans
le Figaro du jour, la représentante de l'UMP (et de son
non-encore-presque-candidat) était très attendue (au tournant !) . Elle a suivi
l'exempel venu d'ne haut et a été incroyable de violence et de fatuité. Elle a
doctement expliqué que la question de l'adoption homoparentale devait
s'envisager au cas par cas, que pour le mariage la norme restait l'altérité
sexuelle (mais où vont ils chercher tout ça ?)... Bref, elle a renvoyé les
quelques 200 personnes qui étaient dans la salle, en face d'elle, a leur
a-normalité sans écouter deux secondes leurs difficultés, leurs parcours du
combattant et surtout leurs réalités...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Madame Versini, représentant Bayrou, a fait quasiment un parcours sans faute,
jusqu'au moment où elle a commencé à expliquer que pour s'épanouir un enfant
avait OBLIGATOIREMENT besoin de DEUX parents... Et que, elle en était la preuve
vivante, un enfant issu de famille monoparentale en avait pour 15 ans de
psychanalyse... Dommage pour ceux et celles qui élèvent seulEs leurs enfants :
ils sont tous voués à l'échec ! Et partant de ce constat, le Modem refuse donc
d'envisager la PMA pour les femmes célibataires...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour le détail de ces propositions, dont nous admettons aussi que certaines
sont encore en débat, sur la GPA principalement, voir le site de campagne d'Eva
Joly. Petit extrait du discours d'&lt;a href=&quot;http://evajoly2012.fr/2012/01/11/nuit-de-legalite-discours-deva-joly/&quot;&gt;Eva
Joly lors de la Nuit de l'égalité&lt;/a&gt; : &amp;quot;En France, il est toujours impossible
selon son orientation sexuelle de se marier ou d’adopter des enfants. La
République du bien commun, c’est celle de la même loi pour toutes et tous,
c’est celle qui ne demande pas quel est le sexe de la personne qu’on souhaite
épouser pour vous accorder le droit de le faire ou non, puisque peu lui importe
qu’un homme aime un homme ou qu’une femme aime une femme. Le mariage pour tous
et toutes est un droit qu’on ne devrait pas pouvoir refuser. Et permettez-moi
de rendre ici un hommage appuyé à Noël Mamère, qui n’a rien cédé pour faire de
ce rêve inaccompli à ce jour une réalité.&amp;quot;.</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Incident à l'Assemblée : le tabou levé par Serge Letchimy - Liberation.fr - 9 février 2012</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/02/10/Incident-%C3%A0-l-Assembl%C3%A9e-%3A-le-tabou-lev%C3%A9-par-Serge-Letchimy-Liberation.fr-9-f%C3%A9vrier-2012</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e015ef39977563c4ed78e01e90ac738e</guid>
    <pubDate>Fri, 10 Feb 2012 12:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Articles</category>
            
    <description>    &lt;strong&gt;Par : Stéphane LAVIGNOTTE, militant écologiste, pasteur, directeur
d'une maison de quartier et Véronique DUBARRY, adjointe écologiste au maire de
Paris, en charge des personnes en situation de handicap.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'une polémique politicienne peut-il sortir un saut pour la pensée politique
collective? On a réduit l'intervention de Serge Letchimy à la maladresse d'un
député se laissant piéger par une provocation. Il faut au contraire entendre,
déplier, réfléchir à la phrase qui a provoqué la sortie du gouvernement de
l'Assemblée nationale. «Vous nous ramenez jour après jour à des idéologies
européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration au bout du long
chapelet esclavagiste et coloniale.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette phrase est le concentré puissant d'une problématique quasi-ignorée du
débat politique général dont elle est pourtant le nœud caché: la place de
l'idéologie coloniale dans l'apparition du nazisme et ses conséquences
aujourd'hui. Serge Letchimy connaît très bien cette problématique parce qu'elle
est au cœur du Discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire en 1950, son
prédecesseur à la mairie de Fort-de-France et celui dont il revendique
l'héritage politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu'apporte cette vision anticoloniale de la Shoah inaugurée par Césaire ? A
raison, on a décrit le nazisme comme un summum de barbarie. Summum, on l'a
aussi imaginé exception, qui arriverait de nulle part dans la civiliation
européenne. Au mieux, comme la victoire d'un courant minoritaire – l'extrême
droite – en raison du contexte (la crise économique) ou l'effraction (le coup
d'Etat).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce que pointe Aimé Césaire dans le discours sur le colonialisme et récemment
l'historien spécialiste de la Shoah, Enzo Traverso, dans La violence nazie, ce
sont au contraire les éléments de continuïté entre l'histoire de l'Europe comme
civilisation et le nazisme. Son enfantement, non pas seulement des entrailles
d'une minorité illégitime et marginale (l'extrême droite), mais du centre
légitime des idéologies du monde occidental. Enzo Traverso, dans son dernier
livre, montre comment le nazisme n'est pas une incongruïté venue de la seule
Allemagne, mais a des racines profonde dans le XIXe siècle européen, dans la
mécanisation de la mort inaugurée par la guillotine, le darwinisme social, les
massacres des conquêtes coloniales, le fordisme et les champs de bataille de la
guerre de 1914. C'est tout un contexte de civilisation qui voit apparaître le
régime national-socialiste et ses crimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le colonialisme allemand avant le nazisme&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Serge Letchimy, en héritier de Césaire, insiste sur le colonialisme. Enzo
Traverso montre de manière frappante comment la plupart des outils, des
méthodes et du vocabulaire mis en œuvre par les nazis l'ont été d'abord par le
colonialisme allemand dans ses colonies. Et quand l'Allemagne perd ses colonies
en 1918, tout cela va se «reconvertir» mais contre l'Europe, le monde slave
d'abord – race et civilisation inférieure à coloniser – puis contre le reste du
continent. C'est ce qu'exprime avec force Césaire dans le discours sur le
colonialisme: «Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le
détail, les démarches de Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très
distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu'il porte en
lui un Hitler qui s'ignore, qu'un Hitler l'habite, que Hitler est son démon,
que s'il le vitupère c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne
pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme,
ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme
blanc, c'est l'humiliation de l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des
procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les Arabes d'Algérie,
les coolies de l'Inde et les nègres d'Afrique.»&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la phrase de Serge Letchimy a choqué, c'est peut-être aussi parce qu'elle
lève ce premier tabou: sommes-nous capable de l'entendre ? Avons-nous le
courage, blancs, Occidentaux, de répondre à l'invitation de Césaire de traquer
ce démon ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette question sur le passé est aussi valable pour le présent: le démon n'a pas
été expulsé. Comment ne pas voir que c'est faute de l'avoir pris au sérieux que
des Sarkozy et Guéant peuvent continuer leur politique contre les roms, les
musulmans, les noirs, les Arabes, les habitants des quartiers populaires? Qu'en
ne ne pensant pas le nazisme dans le temps long de l'histoire européenne, on ne
voit pas que la société laisse se réinstaller un racisme systémique qui
transforme – comment dans le système colonial – une partie de la population en
indigènes, citoyens à part ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et cette question est aussi pour la gauche: faute d'avoir osé rouvrir ce
compromis de la IIIe République qui a monnayé l'intégration ouvrière contre la
création de l' «étranger» comme ennemi (y compris l'étranger de l'intérieur qui
s'exprime dans une autre langue que le français), la gauche n'a pas soldé la
part coloniale de sa pensée et échoue à penser la place des musulmans, des
noirs, des Arabes mais aussi des cultures régionales, voire des personnes en
situation de handicap, dans sa conception de la France. A force d'avoir reculé
devant l'obstacle politique, théorique, spirituel et pratique de l'héritage
colonial, nous avons laissé se substituer un clivage racial au clivage social :
il est urgent d'entendre ce que disaient hier Fanon et Césaire, ce que disent
aujourd'hui Letchimy, Traverso ou les Indigènes de la République.</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Voeu concernant l'avenir des centres IVG à Paris - Conseil de Paris des 6 et 7 février 2012</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/02/08/Voeu-concernant-l-avenir-des-centres-IVG-%C3%A0-Paris-Consielde-Paris-des-6-et-7-f%C3%A9vrier-2012</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:338ec72e502e3d968ea3f3502d8b6ddf</guid>
    <pubDate>Wed, 08 Feb 2012 16:19:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Interventions diverses</category>
            
    <description>    &lt;h4&gt;Présentation du voeu en séance&lt;/h4&gt;
&lt;br /&gt;
Une minute pour ne pas reprendre les propos qui ont déjà été tenus hier et à de
nombreuses reprises devant cette Assemblée.&lt;br /&gt;
De nouvelles menaces pèsent sur un certain nombre de centres I.V.G., la
réouverture de Tenon dans les conditions que l'on sait ne permet pas un accueil
adapté aux femmes désirant procéder à des I.V.G., qu'elles soient
médicamenteuses ou chirurgicales.&lt;br /&gt;
Des menaces similaires pèsent, nous en avons longuement parlé en Conseil du 10e
arrondissement, sur le centre I.V.G. de l'hôpital Saint-Louis et, petit à
petit, on voit que l'offre pour les femmes en matière d’I.V.G. se réduit. Or,
on sait que l’Ile-de-France est la région la plus demandeuse en la matière et
il nous paraît important de réaffirmer le principe de notre attachement à ces
centres I.V.G. et la nécessité de continuer à les faire fonctionner dans les
meilleures conditions possibles.&lt;br /&gt;
L’I.V.G. n'est pas un acte anodin, il y a besoin d'accompagnement des femmes,
d'un meilleur accueil des femmes et, à l'heure actuelle, cela ne peut pas se
passer dans les meilleures conditions.&lt;br /&gt;
Ce vœu est là juste pour rappeler les principes auxquels nous sommes attachés.
&lt;h4&gt;Voeu relatif à l’accès à l’interruption volontaire de grossesse&lt;/h4&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;déposé par Danielle FOURNIER, Véronique DUBARRY, Jacques BOUTAULT et
les éluEs du groupe Europe Ecologie – Les Verts et Apparentés&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’interruption volontaire de grossesse est un droit des femmes depuis 1975 et
la loi Veil. Alors que chaque année 200 000 IVG sont réalisées en France, on ne
peut que constater qu’il est de plus en plus difficile pour les femmes
d’accéder à ces soins, qui relèvent pourtant de leur droit le plus strict.
Singulièrement en Île-de-France, qui est la région où le recours à l’IVG est le
plus important avec un quart des actes réalisés en France, les capacités
d’accueil sont insuffisantes et les délais d’attente s’allongent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, faute de rentabilité de l’activité, les centres IVG sont menacés.
L’offre privée tout d’abord et, plus récemment, l’offre publique au fil des
restructurations de l'AP-HP, sont en déclin en Île-de-France, et Paris n’est
pas épargné – la diminution du nombre d’IVG réalisées à Paris depuis 2004 est
estimée à -30%, faute d’une offre de soins suffisante sur le territoire.
Aujourd’hui encore, l’acceptabilité de l’IVG n’est pas acquise et ce droit des
femmes qu’est l’avortement est remis en question, non pas par le législateur,
mais par la logique économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pratique de l’IVG est le parent pauvre des spécialités médicales : la
formation dans le cursus médical classique est quasi inexistante, ce qui
aboutit à un non renouvellement des praticiens et à un risque de pénurie de
médecins pratiquant les IVG dans les prochaines années. De plus, les contrats
des praticiens sont loin d’être attractifs, les conditions de travail sont
précaires et les services d’orthogénie sont souvent en sursis, car jamais à
l’abri d’une restructuration des services, qui se fera invariablement à leur
détriment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les femmes qui souhaitent avorter, cette situation est inquiétante. La
décision de mettre à un terme à une grossesse non désirée n’est pas anodine, et
l’acte lui-même est encore aujourd’hui mal perçu par la société et parfois
aussi par un corps médical culpabilisant. D’autre part, pour des raisons
économiques ou d’organisation des services, les femmes sont de plus en plus
orientées vers des IVG médicamenteuses pour lesquelles l’accompagnement est
moindre et les complications plus dangereuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, la diminution de l’accès à l’IVG ne peut aboutir qu’à deux phénomènes
: la généralisation des IVG en dehors du territoire (déjà 20% des Parisiennes,
qui ont recours à ces soins, le font en dehors du département), y compris à
l’étranger, en dehors des délais légaux ou non, faute de places disponibles ;
et le développement de kit d’avortement en dehors de tout contrôle médical,
vendus sur Internet, dont les risques de complications sont réels, y compris
les décès. Les femmes seront alors confrontées à une situation d’isolement et à
un sentiment de stigmatisation qui rendront leur interruption de grossesse
encore plus pénible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Aussi, sur proposition de Danielle FOURNIER, Véronique DUBARRY, Jacques
BOUTAULT et des éluEs du groupe Europe Ecologie – Les Verts et Apparentés, le
Conseil de Paris émet le vœu que :&lt;br /&gt;
Le Maire de Paris réaffirme son attachement à l’accès pour toutes les femmes à
l’IVG à Paris et s’oppose à tout projet de fermeture d’un centre IVG ainsi qu’à
tout projet de restructuration menaçant les activités d’un centre
IVG.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Ce voeu a été adopté à l'unanimité par le Conseil de PAris.&lt;/strong&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Tous mes voeux !</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/01/05/Tous-mes-voeux-%21</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:e4bde64e59ced51a7ae9380558f42eec</guid>
    <pubDate>Thu, 05 Jan 2012 15:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>L'humeur du moment</category>
            
    <description>    &lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Je vous souhaite une année 2012 pleine de changements visibles
!&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.veroniquedubarry.fr/public/.Diapositive1_m.jpg&quot; alt=&quot;ImageVoeux2012&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;ImageVoeux2012, janv. 2012&quot; /&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Résister n'est pas créer - Pour une analyse théologico-politique de Walking Dead - Revue des Livres - Janvier 2012</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2012/01/03/R%C3%A9sister-n-est-pas-cr%C3%A9er-Pour-une-analyse-th%C3%A9ologoico-politique-de-Walking-Dead-Revue-des-Livres-Janvier-2012</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b35365018dac739153701247add14bca</guid>
    <pubDate>Tue, 03 Jan 2012 16:48:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Articles</category>
            
    <description>    &lt;h4&gt;Excellent (après tout on n'est jamais mieux servie que par soi même)
article de Véronique Dubarry et Stéphane Lavignotte, dont voici juste
l'introduction... Pour lire le texte en entier, il faudra revenir à des choses
&amp;quot;simples&amp;quot; : aller acheter la revue dans un kiosque, une maison de la presse ou
un marchand de journaux ! Et puis ainsi, participer à la vie de la &lt;a href=&quot;http://www.revuedeslivres.fr/&quot;&gt;Revue des livres&lt;/a&gt; qui a besoin d'un coup de
main, de pouce pour continuer à exister !&lt;/h4&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le succès de la série de bande dessinée Walking Dead et la place de plus en
plus grande que prennent les fictions mettant en scène des zombies dans un
univers post-apocalyptique sont très certainement le signe de l’inquiétude
grandissante des populations face aux évolutions catastrophiques de notre
époque. Mais n’est-il pas également possible de rendre compte de ce succès en
lisant cette série comme la mise en scène d’une expérimentation politique,
comme la mise au jour des tensions et des contradictions dont est porteuse la
double injonction qui nous est faite d’à la fois créer et résister ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La parution de la série The Walking Dead, chez l’éditeur de comics étasunien
Image Comics, débute en 2003. Cette série, créée par Robert Kirkman
(scénariste) et Tony Moore (dessinateur) puis Charlie Adlard (dessinateur), est
adaptée pour la télévision en octobre 2010. Elle est d’abord diffusée sur la
chaîne américaine AMC et l’année suivante en France sur les chaînes d’Orange1.
Le succès de cette série2 illustre la place prise depuis trente ans par le
thème de la fin du monde dans la science-fiction, le cinéma et la littérature
populaire (romans et bandes dessinées) : si l’on regarde une liste de 340 films
post-apocalyptiques tournés depuis 1926, 261 l’ont été dans les trente
dernières années, dont 112 dans la décennie 1980, 49 dans la décennie 1990 et
106 depuis dix ans3. On voit ainsi réapparaître au début du troisième
millénaire un genre fort répandu lors du premier : la littérature
apocalyptique. En période de changement radical de civilisation, cette
littérature est un reflet grâce auquel les sociétés peuvent imaginer leur
propre évolution. Face aux changements de civilisation dans lesquels les
habitants de la planète sont engagés, notamment face aux enjeux
environnementaux, que donne à penser cette littérature pour aujourd’hui ? Ne
pointe-t-elle pas que, contrairement à une thématique courante dans les
mouvements sociaux, résister n’est pas créer et qu’il y a antinomie entre
survivre et revivre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
.../... La suite en kiosque !</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Bon plan pour les vacances... et jusqu'au 12 janvier !</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2011/12/23/Bon-plan-pour-les-vacances...-et-jusqu-au-12-janvier-%21</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:17fdfb2dd9c690f7909ecc44b43e8959</guid>
    <pubDate>Fri, 23 Dec 2011 08:27:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>L'humeur du moment</category>
            
    <description>    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://blog.veroniquedubarry.fr/public/.exil_art_brut_parisien_s.jpg&quot; alt=&quot;AfficheExil&quot; style=&quot;float: left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;AfficheExil, déc. 2011&quot; /&gt;&lt;strong&gt;Magnifique expo (et je ne dis pas ça parce
que j'ai tout fait pour qu'elle existe :-). Mais parce que l'émotion est
palpable devant ses oeuvres qui pour la plupart n'ont jamais été
exposées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://exil-artbrutparisien.fr/&quot;&gt;Renseignements pratiques et
bien plus sur le site de l'expo.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et pourquoi ai-je tant tenu à ce qu’une exposition d’art brut parisien voit le
jour ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette exposition est inédite à plusieurs titres. Elle réunit pour la première
fois 59 artistes parisiens aux parcours atypiques dans un écrin identifié comme
un lieu culturel parisien incontournable. Exerçant leur art dans des structures
aussi différentes que des ESAT, des Foyers de vie ou encore des association
d’art thérapie, très peu d’entre eux ont l’occasion de montrer leur travail,
leur réflexion sur leur environnement aux parisiens, tenus qu’ils sont des
lieux classiques d’exposition. A croire que la culture, la pratique artistique
seraient des chasses gardées de quelques initiés...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant qui oserait prétendre, après avoir vu l'expo, que ces artistes qui
n’ont pas nécessairement suivis des parcours académiques ne peuvent exprimer
leurs différences, leurs troubles, leur vision du monde hors les murs des
institutions médico-sociales ? Pouvons-nous passer à côté de tant de
représentations artistiques d’un monde qui nous enchaîne ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon engagement politique est résolument tourné vers le respect de
l’environnement, et dans cet environnement commun, on trouve une multitude de
différences. Je les ai toujours considérées comme des richesses, sans en avoir
peur, sans les occulter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exil est le fruit de rencontres avec des gens, des vrais gens, qui transmettent
pas leurs peintures, leur sculptures, aux techniques variées, des univers
parfois heureux, quelque fois mélancoliques ou torturés, des sentiments que
nous éprouvons au quotidien avec plus ou moins de succès et qui nous unissent
les uns les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exil est un de ces moments où nous pouvons partager et construire ensemble un
nouveau regard sur une société. Ces œuvres nous touchent, nous interrogent et
c’est bien là le seul leitmotiv d’Exil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu’absolument nécessaire, rendre la culture accessible ne signifie pas
seulement de réaliser des travaux de voirie, installer des ascenseurs, élaborer
des outils de visites. Ouvrir les portes des lieux culturels, des musées, des
salles de concerts, c’est aussi programmer des artistes qui parlent du
handicap, donner un instant de parole, d’expression à ces personnes qui
paraissent différentes mais qui sont surtout de véritables émetteurs d’émotion.</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>En finir enfin avec cette image poussiéreuse - Le Nouvel Economiste - 24 novembre 2011</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2011/11/26/Travail-et-handicap</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:8c3592308d065223e88107a5627035e8</guid>
    <pubDate>Sat, 26 Nov 2011 12:09:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Articles</category>
            
    <description>    Une longue interview dans le Nouvel Economiste sur les questions de la place
des personnes handicapées dans le milieu du travail et aussi sur le secteur
protégé, son image et son avenir. Et pour finir (tenter de, en tout cas !) avec
cette image encore trop souvent répandue de ce qu'est le ce secteur...</description>
    
    
    
      </item>
    
  <item>
    <title>Je suis candidate à la candidature à Paris en 2012</title>
    <link>http://blog.veroniquedubarry.fr/post/2011/11/16/Je-suis-candidate-%C3%A0-la-candidature-%C3%A0-Paris-en-2012</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:f063362ae3ac1c2dd77315d3c53ec8ee</guid>
    <pubDate>Wed, 16 Nov 2011 16:45:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>V. Dubarry</dc:creator>
        <category>Interventions diverses</category>
            
    <description>Je suis candidate à la candidature d'EELV Les Verts pour les prochaines
législatives à Paris. Cette candidature n'est pas une surprise : je l'ai déjà
dit, elle est connue. Je me suis jusque-là abstenue d'en parler publiquement
pour respecter notre démocratie interne. Cette déclaration d'aujourd'hui n'a
qu'un seul but, celui de dire aux militantEs EELV et aux parisienNES : c'est à
vous de choisir votre candidatE, c'est à vous de choisir votre députéE, cela ne
saurait vous être imposé par la pression médiatique actuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;    Paris est la ville que j'aime où je vis avec ma famille, où mes enfants ont et
continuent d'être scolarisées et où je milite pour l'écologie et la solidarité
depuis 20 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1996, encore responsable nationale des jeunes écologistes et alternatifs de
« Chiche ! », j'ai recréé le groupe local des Verts dans le 10e
arrondissement de Paris, me présentant aux législatives l'année suivante. J'ai
appris le sens de l'engagement collectif sur le terrain militant local, le
travail avec le mouvement social et l'action municipale. Depuis 2001, je suis
élue municipale de Paris et du 10e arrondissement et depuis 2008, adjointe au
Maire de Paris en charge des personnes en situation de handicap.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 20 ans, cet engagement auquel j'ai participé au service de l'écologie et
des quartiers populaires de Paris a changé la vie des habitants, preuve que les
écolos peuvent &lt;strong&gt;réorienter les politiques publiques&lt;/strong&gt; sans perdre
leur âme : augmentation du nombre de logements sociaux, des espaces verts, des
structures de solidarité pour les usagers de drogues, les personnes en
situation de handicap, etc. Ce bilan est reconnu par les parisienNEs qui nous
manifestent leur confiance d'élections en élections.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre élue, ce n'est pas seulement porter un programme dans une assemblée, mais
représenter &lt;strong&gt;les gens dont on partage le quotidien&lt;/strong&gt; : le mien
est dans le Paris populaire depuis 20 ans et, malgré les suggestions qui m'ont
été faites de me présenter dans une autre ville, ce ne serait pas respecter ses
habitantEs que de prétendre les représenter alors que je ne partage pas leur
quotidien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Je suis &amp;quot;Madame Tout le Monde&amp;quot;&lt;/strong&gt; : fille d'un gendarme et d'une
caissière à Monop', n'ayant pas le bac, secrétaire dans l'administration, ayant
commencé à travailler à 18 ans, et élevé seule ma première fille au début de sa
vie. C'est de là que viennent mon engagement et mes convictions. C'est pour
cela que je tiens à faire vivre concrètement cette diversité dont on
&lt;strong&gt;parle&lt;/strong&gt; tant : faire que les femmes et les classes populaires
soient plus représentées à l'Assemblée Nationale. Pour moi, c'est exactement
cela &amp;quot;faire de la politique autrement&amp;quot;. Je veux aussi porter la parole des
mouvements sociaux avec lesquels j'ai travaillé ces 20 dernières années et qui
m'ont tout appris sur ces sujets : associations de lutte contre le Sida,
d'usagers de drogues, de personnes en situation de handicap, pour l'égalité
homo-hétéro, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Je pense qu'il est important de porter à l'Assemblée nationale une
écologie de transformation radicale de la société qui fait confiance à
l'intelligence collective pour changer concrètement la vie ici et maintenant,
et c'est pour tout cela que je suis candidate à la candidature.&lt;/strong&gt;</description>
    
    
    
      </item>
    
</channel>
</rss>