Véronique Dubarry

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L'humeur du moment

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25-10-12

Une salle de consommation à moindre risque à Paris ? Oui… mais pas seule !

Ô surprise ! A gauche, des militantEs jusqu’au gouvernement, la mobilisation est désormais forte et unifiée. Depuis la fin de l’été, les éluEs progressistes de toute obédience se précipitent pour justifier la mise en place de salles de consommation à moindre risque (SCMR). Longtemps divisée sur le sujet, comme elle l’est toujours sur la légalisation du cannabis, la gauche française s’est miraculeusement réconciliée avec elle-même. Pas sûr qu’un soutien aussi unanime soit détaché de tout calcul politique.

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05-01-12

Tous mes voeux !

Je vous souhaite une année 2012 pleine de changements visibles !

ImageVoeux2012

23-12-11

Bon plan pour les vacances... et jusqu'au 12 janvier !



AfficheExilMagnifique expo (et je ne dis pas ça parce que j'ai tout fait pour qu'elle existe :-). Mais parce que l'émotion est palpable devant ses oeuvres qui pour la plupart n'ont jamais été exposées.


Renseignements pratiques et bien plus sur le site de l'expo.




Et pourquoi ai-je tant tenu à ce qu’une exposition d’art brut parisien voit le jour ?


Cette exposition est inédite à plusieurs titres. Elle réunit pour la première fois 59 artistes parisiens aux parcours atypiques dans un écrin identifié comme un lieu culturel parisien incontournable. Exerçant leur art dans des structures aussi différentes que des ESAT, des Foyers de vie ou encore des association d’art thérapie, très peu d’entre eux ont l’occasion de montrer leur travail, leur réflexion sur leur environnement aux parisiens, tenus qu’ils sont des lieux classiques d’exposition. A croire que la culture, la pratique artistique seraient des chasses gardées de quelques initiés...

Pourtant qui oserait prétendre, après avoir vu l'expo, que ces artistes qui n’ont pas nécessairement suivis des parcours académiques ne peuvent exprimer leurs différences, leurs troubles, leur vision du monde hors les murs des institutions médico-sociales ? Pouvons-nous passer à côté de tant de représentations artistiques d’un monde qui nous enchaîne ?

Mon engagement politique est résolument tourné vers le respect de l’environnement, et dans cet environnement commun, on trouve une multitude de différences. Je les ai toujours considérées comme des richesses, sans en avoir peur, sans les occulter.

Exil est le fruit de rencontres avec des gens, des vrais gens, qui transmettent pas leurs peintures, leur sculptures, aux techniques variées, des univers parfois heureux, quelque fois mélancoliques ou torturés, des sentiments que nous éprouvons au quotidien avec plus ou moins de succès et qui nous unissent les uns les autres.

Exil est un de ces moments où nous pouvons partager et construire ensemble un nouveau regard sur une société. Ces œuvres nous touchent, nous interrogent et c’est bien là le seul leitmotiv d’Exil.

Bien qu’absolument nécessaire, rendre la culture accessible ne signifie pas seulement de réaliser des travaux de voirie, installer des ascenseurs, élaborer des outils de visites. Ouvrir les portes des lieux culturels, des musées, des salles de concerts, c’est aussi programmer des artistes qui parlent du handicap, donner un instant de parole, d’expression à ces personnes qui paraissent différentes mais qui sont surtout de véritables émetteurs d’émotion.

27-09-11

Manif de l'APF ce matin devant le Sénat

Tout à l'heure, je serai aux côtés de l’APF, devant le Sénat, pour protester contre les récentes atteintes à la Loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.

[ Récemment, je m’interrogeais dans ce blog : les handicapés ont-ils droit à une vie sexuelle. Aujourd’hui on peut se demander pour commencer, les personnes en situation de handicap auront-elles déjà et tout simplement, le droit de sortir de chez elles ? Partant de là, me direz vous, cela éliminera beaucoup de questions annexes. ]
Cette fameuse loi de 2005 avait mis en en place des règles en matière d’accessibilité imposant notamment dans un délai de dix années une mise en accessibilité des bâtiments recevant du public, ainsi qu’une planification des politiques publiques en matière de transports et de voirie et la prise en compte des normes d’accessibilité lors de la construction de bâtiments neufs.

Après ces magnifiques mesures, suivies de ronflantes déclarations d’intentions de notre compassionnel Président ( déclarations démenties ensuite sur l’air de la confidence réaliste et cynique devant les corps de métiers concernés et paniqués – voir Nicolas Sarkozy veut rendre « plus souple » la réglementation concernant l'accessibilité des établissements de tourisme ), certains parlementaires se sont échinés, à coup de cavaliers législatifs ou de rapports, le plus discrètement possible, mais heureusement sans tromper la vigilance des associations, à casser ces principes d’accessibilité édictés par la Loi.

La dernière tentative en date est le Rapport Doligé sur la simplification des normes s'imposant aux collectivités locales. Et là je vous le donne en mille, les principales sont bien sûr celles qui concernent l'accessibilité des bâtiments !

C’est une idée encore bien ancrée chez beaucoup (architectes, décideurs locaux …) : les normes d’accessibilité sont un facteur de complication, de coûts exorbitants, de plans d’appartements absurdes ( car pour laisser de la place à la circulation des fauteuils, il faudrait sacrifier tellement d’espace) et pourquoi se donner toute cette peine pour une minorité de la population ( dont ne font apparemment pas partie certains décideurs) ?

Mais attention, autre idée aussi bien ancrée : l’accessibilité ne concernerait que les personnes handicapées et les personnes handicapées, ce sont celles qui sont en fauteuil. D’abord, tous les handicaps sont concernés par la problématique de l’accessibilité, qu’il s’agisse de PMR- Personnes à Mobilité Réduite – ou de personnes mal entendantes ou en situation de handicap mental ou psychique. Ensuite, tous autant que nous sommes, nous avons été , nous sommes et serons souvent confrontés à des soucis d’accessibilité : enfants, femmes enceintes, personnes âgées, accidentés, ou tout simplement encombrées.[Cochez la mention correspondante].C’est pour cela que je trouve essentiel de toujours parler d’accessibilité universelle.
Et c’est encore pour cela que tout à l'heure, sous le soleil nouveau du jardin du Luxembourg, je ceindrai ma belle écharpe d’élue et vous retrouverai peut-être, sûrement, je l’espère, aux côtés de celles et ceux qui croient encore à une société inclusive.

21-09-11

Pourquoi j'irai manifester samedi aux côtés de celles et ceux qui défendent la maternité des Lilas

Samedi 24 septembre 10h*, je serai aux côtés de ceux et celles qui pensent que défendre une maternité n’est pas un combat d’arrière-garde. La dernière fois que je suis allée à la maternité des Lilas c'était il y a 13 ans 9 mois et quelques jours. J'irai samedi matin avec Léonie pour qu'elle aussi elle ait le choix !

Les Lilas, maternité avant-gardiste, ouverte en 1964 et bien connue largement au-delà des frontières de l’Ile de France, est menacée de fermeture par l’Agence régionale de Santé. Cette maternité assure pourtant plus de 1700 naissances par an dans le plus grand respect des choix des femmes qui viennent y accoucher. C'est également un pôle de référence en matière de planification familiale, accompagnant, chaque année, près de 1300 femmes qui doivent avoir recours à l’IVG dans le respect de leur singularité et de leur choix.

Avec l’annonce brutale de l’ARS de ne pas financer la modernisation prévue « ce sont 40 ans de pratiques alternatives, un pan de l’histoire de l’accouchement sans douleur et du respect des femmes qui disparaissent ». Cette annonce vient malheureusement confirmer les nouvelles orientations qui président en matière de planification hospitalière : le démantèlement du service public hospitalier au bénéfice d’un secteur privé lucratif.

Défendre la maternité des Lilas, c’est défendre l’hôpital public, défendre le droit des femmes, réaffirmer leur libre choix d’avoir ou non des enfants et dans quelles conditions.

*Les aficionados auront noté que c'est quasi en même temps qu'un autre événement et que donc je louperai la première mi-temps, twitts bienvenus !

15-02-11

Abracadabra ! (ou les tours de passe-passe de l'ARS)

L'ARS annonce, à coup de renfort médiatique, le déblocage de plus de 125 M€ pour la création de places en établissement pour personnes âgées dépendantes et personnes handicapées... Merveilleux, quelle générosité ! Et c'est vrai que 125 millions d'euros ce n'est pas rien quand même, me direz-vous ! C'est comme gagner au Loto ! Sauf que, si ce n'était pas aussi vital pour les personnes en situation de handicap et leurs familles, on pourrait presque en rire. En rire, si la situation n'était pas aussi grave.

Les annonces de l'ARS ne sont que des miroirs aux alouettes : en réalité, ces chiffres ne font que confirmer des financements prévus de longue date dans les plans de financements des ex-DASS (les PRIAC) ou des Conseils Généraux. Sur ces millions annoncés, une part infime est réservée à la création de nouvelles structures.
A Paris, par exemple, sur les quelques 21 M€ prévus, au final, "seuls" 4 M€ permettront la création de nouveaux établissements... La plus grande partie de cette enveloppe étant déjà gagée sur des établissements prévus depuis 2008 ! De nombreux projets ne pourront hélas pas voir le jour parce que l'ARS, en grande planificatrice, nous dit que cela n'entre pas dans "ses" priorités ! Paris financera les établissements relevant de sa compétence départementale, mais qu'en sera t-il de ceux relevant d'un co-financement (les établissements pour les personnes les plus dépendantes, ceux pour les enfants ?).

Oui, le handicap, "coûte" cher : Paris consacrera cette année encore près de 270M€ pour une politique à la hauteur des besoins, des demandes, et en un mot des enjeux ! Mais Paris ne pourra continuer à se substituer continuellement au désengagement de l'État, même si ce désengagement est "joliment" caché dans un nid de couleuvres !

12-01-11

Un "truc pareil" pour Roselyne Bachelot, cette CH(S)OSE pour les associations...

Lorsque la Ministre Bachelot est interrogée par la presse sur les assistants sexuels et le projet de loi qui doit être prochainement déposé, elle répond qu'il est hors de question pour elle que ce "truc pareil" voit le jour... Parler en ces termes d’un problème aussi complexe et fondamental que l’accès à la sexualité des personnes en situation de handicap démontre surtout la totale ignorance de la Ministre sur une question pourtant importante qui ne peut en aucun cas être évacuée d’un revers de la main.

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01-01-11

Bonne année !

Tocqueville a écrit "Nous appelons impossible ce qui n'a jamais été tenté".

Que 2011 soit pour vous tous et toutes l'année de tous les possibles !


19-10-10

Juste un mot (15)

Slogan pour la manif d'aujourd'hui. Ca date de 71 et c'est malheureusement toujours d'actualité !

Vous n'aurez pas ma fleur !
Celle qui me pousse à l'intérieur,
Fleur cérébrale et fleur de coeur, ma fleur !

Fleur de coeur, ma fleur !

Vous êtes les plus forts
Mais tous vous êtes morts
Et je vous emmerde !

François Béranger (1971)

24-06-10

Juste un mot (14)

Ci dessous le mail que je viens d'envoyer à France Inter (auditeursinter@radiofrance.com) pour leur faire savoir ce que je pense des 'remaniements' de la grille d'Inter le matin...

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