09-05-12
Par V. Dubarry le 09-05-12, - Interventions diverses
Cet après midi, je vais inaugurer le 9ème CLAP de la capitale, au 32, rue
Olivier Métra dans le 20e.
CLAP ? Centre de Loisirs à Parité, c'est à dire accueillant, dans les locaux
d'une école, les mercredis et durant les petites vacances scolaires, des
enfants ordinaires
ET des enfants en situation de
handicap.

Crédits photo : Jean-Baptiste GURLIAT - Mairie de Paris
Le but de ces centres de loisirs particuliers est double :
- permettre aux enfants en situation de handicap d'avoir des loisirs au plus
près de chez eux et dans des conditions financières identiques aux autres
enfants.
- favoriser la rencontre, la découverte des enfants ordinaires et des enfants
handicapés. Commencer ainsi dès le plus jeune âge à dessiller les yeux afin,
que une fois grands, les préjugés n'existent plus...
Cette offre se rajoute à l'accueil d’enfants en situation de handicap dans les
centres de loisirs classiques et répond aux besoins particuliers de certains
enfants. Cet après midi donc, le neuvième (7 municipaux et 2 associatifs), ce
qui représente en tout 210 places dont la moitié réservée à des enfants
handicapés. Le but étant de continuer à ouvrir un centre de ce type par an pour
répondre au besoin de proximité et finir par obtenir un maillage territorial le
plus cohérent possible.
Excellent reportage et renseignements
complémentaires sur
paris.fr.
19-04-12
Par V. Dubarry le 19-04-12, - Interventions diverses
La Loi fait bien les choses : depuis la Loi « pour l'égalité des droits et des
chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » du 11
février 2005, le Code électoral est riche d’articles permettant aux personnes
en situation de handicap d’accéder au scrutin: obligation d’accessibilité des
bâtiments, organisation de la circulation dans le bureau de vote, hauteur
adaptée des urnes et des tablettes dans les isoloirs, possibilité de faire
effectuer certains gestes par un autre électeur… tout est prévu.
Tout ? oui et non. Comme d’habitude, et surtout en matière
d’accessibilité, le diable se niche dans les détails : d’abord parce que
l’accessibilité est une science sans fond et bourrée de contradictions et de
paradoxes et aussi, et surtout, parce qu’aucune loi ne parviendra atteindre
l’essentiel, messieurs-dames, l’humain.
À Paris, tout est certes prévu dans les 869 bureaux de vote et sauf possible
incident, la Ville ne sera prise nulle part en défaut par la Loi. Nous avons
des équipes remarquables qui ne transigent pas sur le respect de
l’usagerE.
Mais on ne peut pas se contenter de seulement appliquer la Loi. C’est pour cela
que j’ai demandé aux services de la Ville de plancher avec la Commission
Communale pour l’Accessibilité des personnes handicapées sur l’accessibilité
des bureaux de vote à Paris.
Et nous avons compris qu’il fallait aussi, et dans un premier temps, travailler
sur deux aspects :
- d'abord rappeler aux ParisienNEs en situation de handicap qu’ils/elles
peuvent aller voter. À force de se heurter aux obstacles, les personnes en
situation de handicap s’interdisent trop d’activités et faute d’informations
positives, y renoncent. Une page dédiée sur
Paris.fr
rappelle aux ParisienNEs que, oui, les bureaux sont accessibles, qu’on peut
voter sans se déplacer, qu’on peut se faire aider…
- Ensuite sensibiliser les équipes des bureaux de vote à l’accueil des
personnes en situation de handicap. Lors des réunions préparatoires dans les
mairies d’arrondissement, les Directeurs/trices généraux sensibilisent les
présidentEs des bureaux de vote et les agentEs de la Ville à l’accessibilité.
Nous leur avons fourni la brochure de la FNATH – association des accidentés de
la vie « Des élections sans entraves pour les citoyens
handicapés ».
Mais ne nous leurrons pas, cette brochure et ces recommandations vont se
(sur)ajouter à d’autres recommandations et d’autres brochures sur divers
thèmes : organisation, incendie, intrusions… Je vous laisse imaginer la
pression qui pèsera ces dimanche sur les épaules des présidents des bureaux de
vote.
C’est pour cela que la Commission Communale pour l’Accessibilité des personnes
handicapées de Paris a élaboré une fiche synthétique, format carte postale
recto verso qui va dans la poche du pantalon, et qui rappelle les dispositions
légales, les règles à connaître et ce qu’il faut savoir quand on accueille une
personnes en situation de handicap. On sait trop combien la pudeur, la timidité
(la peur?) compromettent la communication entre personnes ordinaires et
extra-ordinaires.
Alors, puisque nous, les politiques, nous nous acharnons à rappeler aux
citoyens que voter est un devoir, d’aucuns diront un pouvoir, nous avons le
devoir de permettre à tous de pouvoir voter.
02-04-12
Par V. Dubarry le 02-04-12, - Interventions diverses
La façade de la Mairie de Paris tout en bleu parce que la Ville s'est associée
à l’opération
La France en
bleu.

Cette
journée de mobilisation est l'occasion, maintenant que la mousse du rapport de
la Haute Autorité de Santé est un peu retombée, de prendre la réelle mesure de
tout ce qu'il y a faire en matière de mobilisation pour la compréhension de ce
qu'est l'autisme par tous nos concitoyeNEs et aussi en termes de choses restant
encore à faire pour l'accueil des enfants et adultes autistes.
C’est aussi mettre en lumière ce que le Ville fait depuis de nombreuses années
pour soutenir les actions des associations agissant pour et avec les personnes
autistes. C’est un éclairage éphémère qui ne dure que le temps d’une nuit mais
les actes restent et le plus important c’est ce que je laisserai à la fin de
mon mandat : la création de places en structures adaptées, le nombres d’enfants
autistes qui auront pu partir en séjour, qui auront pu avoir accès à des
loisirs, des activités culturelles, qui auront pu aller à l’école ; leurs
parents qui auront été soutenus, accueillis et qui auront pu profiter des
meilleurs moments avec leurs enfants…
Beaucoup moins visible que les lumières d'un soir mais beaucoup plus
durable:-))
13-02-12
Par V. Dubarry le 13-02-12, - Interventions diverses
Eurocities (association de grandes villes européennes) a créé en son sein un
groupe de travail "Barrier-free city for all". Berlin, Prague, Vienne,
Toulouse, Lyon, Moscou... et Paris se réunissait donc aujourd'hui pour
continuer à avancer sur l'idée de ville accessible. A l'Hôtel de Ville. J'ai
donc ouvert ces journées par une intervention sur les actions et la réflexion
de la Ville de Paris en la matière. L'occasion à la fois de faire un point sur
les réalisations de la ville et d'alimenter notre réflexion par la
confrontation avec celles des autres villes. Voici mon intervention...
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12-02-12
Par V. Dubarry le 12-02-12, - Interventions diverses
Débat juridique et politique organisé par l'APGL à la Mairie du 9e. Juridique :
présentations et discussions autour des dispositions existantes avec des
témoignages des familles confrontées à tout ça. Puis politique : interpellation
des représentantes des candidatEs aux élections présidentielles, UMP (si, si!),
Modem, PS, Front de gauche et EELV. Puisque tout le monde était à Roubaix et
qu'il fallait absolument que quelqu'une y aille, après une ploufe un peu
bizarre, c'est tombé sur moi. Tant mieux, cela faisait très (trop) longtemps
que je n'étais pas allée à un débat organisé par l'APGL.... Et ça m'a donné
l'occasion de rappeler les positions d'EELV : lutte contre toutes les
discriminations !
Evidemment, en tant que représentante d'EELV et de Eva Joly, je n'avais pas
vraiment un rôle difficile : nos positions sont celles qui sont les plus
proches des revendications de l'APGL ! Ouverture du mariage à tous et toutes,
idem pour l'adoption, une vraie réflexion (philosophique et juridique) sur les
coparentalités, sur le statut des beaux parents... Ceci dit, c'est toujours
intéressant de confronter des positions (qui peuvent parfois être trop
théoriques) à des réalités quotidiennes...
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10-02-12
Par V. Dubarry le 10-02-12, - Articles
Par : Stéphane LAVIGNOTTE, militant écologiste, pasteur, directeur
d'une maison de quartier et Véronique DUBARRY, adjointe écologiste au maire de
Paris, en charge des personnes en situation de handicap.
D'une polémique politicienne peut-il sortir un saut pour la pensée politique
collective? On a réduit l'intervention de Serge Letchimy à la maladresse d'un
député se laissant piéger par une provocation. Il faut au contraire entendre,
déplier, réfléchir à la phrase qui a provoqué la sortie du gouvernement de
l'Assemblée nationale. «Vous nous ramenez jour après jour à des idéologies
européennes qui ont donné naissance aux camps de concentration au bout du long
chapelet esclavagiste et coloniale.»
Cette phrase est le concentré puissant d'une problématique quasi-ignorée du
débat politique général dont elle est pourtant le nœud caché: la place de
l'idéologie coloniale dans l'apparition du nazisme et ses conséquences
aujourd'hui. Serge Letchimy connaît très bien cette problématique parce qu'elle
est au cœur du Discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire en 1950, son
prédecesseur à la mairie de Fort-de-France et celui dont il revendique
l'héritage politique.
Qu'apporte cette vision anticoloniale de la Shoah inaugurée par Césaire ? A
raison, on a décrit le nazisme comme un summum de barbarie. Summum, on l'a
aussi imaginé exception, qui arriverait de nulle part dans la civiliation
européenne. Au mieux, comme la victoire d'un courant minoritaire – l'extrême
droite – en raison du contexte (la crise économique) ou l'effraction (le coup
d'Etat).
Ce que pointe Aimé Césaire dans le discours sur le colonialisme et récemment
l'historien spécialiste de la Shoah, Enzo Traverso, dans La violence nazie, ce
sont au contraire les éléments de continuïté entre l'histoire de l'Europe comme
civilisation et le nazisme. Son enfantement, non pas seulement des entrailles
d'une minorité illégitime et marginale (l'extrême droite), mais du centre
légitime des idéologies du monde occidental. Enzo Traverso, dans son dernier
livre, montre comment le nazisme n'est pas une incongruïté venue de la seule
Allemagne, mais a des racines profonde dans le XIXe siècle européen, dans la
mécanisation de la mort inaugurée par la guillotine, le darwinisme social, les
massacres des conquêtes coloniales, le fordisme et les champs de bataille de la
guerre de 1914. C'est tout un contexte de civilisation qui voit apparaître le
régime national-socialiste et ses crimes.
Le colonialisme allemand avant le nazisme
Serge Letchimy, en héritier de Césaire, insiste sur le colonialisme. Enzo
Traverso montre de manière frappante comment la plupart des outils, des
méthodes et du vocabulaire mis en œuvre par les nazis l'ont été d'abord par le
colonialisme allemand dans ses colonies. Et quand l'Allemagne perd ses colonies
en 1918, tout cela va se «reconvertir» mais contre l'Europe, le monde slave
d'abord – race et civilisation inférieure à coloniser – puis contre le reste du
continent. C'est ce qu'exprime avec force Césaire dans le discours sur le
colonialisme: «Oui, il vaudrait la peine d'étudier, cliniquement, dans le
détail, les démarches de Hitler et de l'hitlérisme et de révéler au très
distingué, très humaniste, très chrétien bourgeois du XXe siècle qu'il porte en
lui un Hitler qui s'ignore, qu'un Hitler l'habite, que Hitler est son démon,
que s'il le vitupère c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne
pardonne pas à Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme,
ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme
blanc, c'est l'humiliation de l'homme blanc, et d'avoir appliqué à l'Europe des
procédés colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les Arabes d'Algérie,
les coolies de l'Inde et les nègres d'Afrique.»
Si la phrase de Serge Letchimy a choqué, c'est peut-être aussi parce qu'elle
lève ce premier tabou: sommes-nous capable de l'entendre ? Avons-nous le
courage, blancs, Occidentaux, de répondre à l'invitation de Césaire de traquer
ce démon ?
Cette question sur le passé est aussi valable pour le présent: le démon n'a pas
été expulsé. Comment ne pas voir que c'est faute de l'avoir pris au sérieux que
des Sarkozy et Guéant peuvent continuer leur politique contre les roms, les
musulmans, les noirs, les Arabes, les habitants des quartiers populaires? Qu'en
ne ne pensant pas le nazisme dans le temps long de l'histoire européenne, on ne
voit pas que la société laisse se réinstaller un racisme systémique qui
transforme – comment dans le système colonial – une partie de la population en
indigènes, citoyens à part ?
Et cette question est aussi pour la gauche: faute d'avoir osé rouvrir ce
compromis de la IIIe République qui a monnayé l'intégration ouvrière contre la
création de l' «étranger» comme ennemi (y compris l'étranger de l'intérieur qui
s'exprime dans une autre langue que le français), la gauche n'a pas soldé la
part coloniale de sa pensée et échoue à penser la place des musulmans, des
noirs, des Arabes mais aussi des cultures régionales, voire des personnes en
situation de handicap, dans sa conception de la France. A force d'avoir reculé
devant l'obstacle politique, théorique, spirituel et pratique de l'héritage
colonial, nous avons laissé se substituer un clivage racial au clivage social :
il est urgent d'entendre ce que disaient hier Fanon et Césaire, ce que disent
aujourd'hui Letchimy, Traverso ou les Indigènes de la République.
08-02-12
Par V. Dubarry le 08-02-12, - Interventions diverses
Présentation du voeu en séance
Une minute pour ne pas reprendre les propos qui ont déjà été tenus hier et à de
nombreuses reprises devant cette Assemblée.
De nouvelles menaces pèsent sur un certain nombre de centres I.V.G., la
réouverture de Tenon dans les conditions que l'on sait ne permet pas un accueil
adapté aux femmes désirant procéder à des I.V.G., qu'elles soient
médicamenteuses ou chirurgicales.
Des menaces similaires pèsent, nous en avons longuement parlé en Conseil du 10e
arrondissement, sur le centre I.V.G. de l'hôpital Saint-Louis et, petit à
petit, on voit que l'offre pour les femmes en matière d’I.V.G. se réduit. Or,
on sait que l’Ile-de-France est la région la plus demandeuse en la matière et
il nous paraît important de réaffirmer le principe de notre attachement à ces
centres I.V.G. et la nécessité de continuer à les faire fonctionner dans les
meilleures conditions possibles.
L’I.V.G. n'est pas un acte anodin, il y a besoin d'accompagnement des femmes,
d'un meilleur accueil des femmes et, à l'heure actuelle, cela ne peut pas se
passer dans les meilleures conditions.
Ce vœu est là juste pour rappeler les principes auxquels nous sommes attachés.
Voeu relatif à l’accès à l’interruption volontaire de grossesse
déposé par Danielle FOURNIER, Véronique DUBARRY, Jacques BOUTAULT et
les éluEs du groupe Europe Ecologie – Les Verts et Apparentés
L’interruption volontaire de grossesse est un droit des femmes depuis 1975 et
la loi Veil. Alors que chaque année 200 000 IVG sont réalisées en France, on ne
peut que constater qu’il est de plus en plus difficile pour les femmes
d’accéder à ces soins, qui relèvent pourtant de leur droit le plus strict.
Singulièrement en Île-de-France, qui est la région où le recours à l’IVG est le
plus important avec un quart des actes réalisés en France, les capacités
d’accueil sont insuffisantes et les délais d’attente s’allongent.
En effet, faute de rentabilité de l’activité, les centres IVG sont menacés.
L’offre privée tout d’abord et, plus récemment, l’offre publique au fil des
restructurations de l'AP-HP, sont en déclin en Île-de-France, et Paris n’est
pas épargné – la diminution du nombre d’IVG réalisées à Paris depuis 2004 est
estimée à -30%, faute d’une offre de soins suffisante sur le territoire.
Aujourd’hui encore, l’acceptabilité de l’IVG n’est pas acquise et ce droit des
femmes qu’est l’avortement est remis en question, non pas par le législateur,
mais par la logique économique.
La pratique de l’IVG est le parent pauvre des spécialités médicales : la
formation dans le cursus médical classique est quasi inexistante, ce qui
aboutit à un non renouvellement des praticiens et à un risque de pénurie de
médecins pratiquant les IVG dans les prochaines années. De plus, les contrats
des praticiens sont loin d’être attractifs, les conditions de travail sont
précaires et les services d’orthogénie sont souvent en sursis, car jamais à
l’abri d’une restructuration des services, qui se fera invariablement à leur
détriment.
Pour les femmes qui souhaitent avorter, cette situation est inquiétante. La
décision de mettre à un terme à une grossesse non désirée n’est pas anodine, et
l’acte lui-même est encore aujourd’hui mal perçu par la société et parfois
aussi par un corps médical culpabilisant. D’autre part, pour des raisons
économiques ou d’organisation des services, les femmes sont de plus en plus
orientées vers des IVG médicamenteuses pour lesquelles l’accompagnement est
moindre et les complications plus dangereuses.
De plus, la diminution de l’accès à l’IVG ne peut aboutir qu’à deux phénomènes
: la généralisation des IVG en dehors du territoire (déjà 20% des Parisiennes,
qui ont recours à ces soins, le font en dehors du département), y compris à
l’étranger, en dehors des délais légaux ou non, faute de places disponibles ;
et le développement de kit d’avortement en dehors de tout contrôle médical,
vendus sur Internet, dont les risques de complications sont réels, y compris
les décès. Les femmes seront alors confrontées à une situation d’isolement et à
un sentiment de stigmatisation qui rendront leur interruption de grossesse
encore plus pénible.
Aussi, sur proposition de Danielle FOURNIER, Véronique DUBARRY, Jacques
BOUTAULT et des éluEs du groupe Europe Ecologie – Les Verts et Apparentés, le
Conseil de Paris émet le vœu que :
Le Maire de Paris réaffirme son attachement à l’accès pour toutes les femmes à
l’IVG à Paris et s’oppose à tout projet de fermeture d’un centre IVG ainsi qu’à
tout projet de restructuration menaçant les activités d’un centre
IVG.
Ce voeu a été adopté à l'unanimité par le Conseil de PAris.
05-01-12
Par V. Dubarry le 05-01-12, - L'humeur du moment
Je vous souhaite une année 2012 pleine de changements visibles
!

03-01-12
Par V. Dubarry le 03-01-12, - Articles
Excellent (après tout on n'est jamais mieux servie que par soi même)
article de Véronique Dubarry et Stéphane Lavignotte, dont voici juste
l'introduction... Pour lire le texte en entier, il faudra revenir à des choses
"simples" : aller acheter la revue dans un kiosque, une maison de la presse ou
un marchand de journaux ! Et puis ainsi, participer à la vie de la Revue des livres qui a besoin d'un coup de
main, de pouce pour continuer à exister !
Le succès de la série de bande dessinée Walking Dead et la place de plus en
plus grande que prennent les fictions mettant en scène des zombies dans un
univers post-apocalyptique sont très certainement le signe de l’inquiétude
grandissante des populations face aux évolutions catastrophiques de notre
époque. Mais n’est-il pas également possible de rendre compte de ce succès en
lisant cette série comme la mise en scène d’une expérimentation politique,
comme la mise au jour des tensions et des contradictions dont est porteuse la
double injonction qui nous est faite d’à la fois créer et résister ?
La parution de la série The Walking Dead, chez l’éditeur de comics étasunien
Image Comics, débute en 2003. Cette série, créée par Robert Kirkman
(scénariste) et Tony Moore (dessinateur) puis Charlie Adlard (dessinateur), est
adaptée pour la télévision en octobre 2010. Elle est d’abord diffusée sur la
chaîne américaine AMC et l’année suivante en France sur les chaînes d’Orange1.
Le succès de cette série2 illustre la place prise depuis trente ans par le
thème de la fin du monde dans la science-fiction, le cinéma et la littérature
populaire (romans et bandes dessinées) : si l’on regarde une liste de 340 films
post-apocalyptiques tournés depuis 1926, 261 l’ont été dans les trente
dernières années, dont 112 dans la décennie 1980, 49 dans la décennie 1990 et
106 depuis dix ans3. On voit ainsi réapparaître au début du troisième
millénaire un genre fort répandu lors du premier : la littérature
apocalyptique. En période de changement radical de civilisation, cette
littérature est un reflet grâce auquel les sociétés peuvent imaginer leur
propre évolution. Face aux changements de civilisation dans lesquels les
habitants de la planète sont engagés, notamment face aux enjeux
environnementaux, que donne à penser cette littérature pour aujourd’hui ? Ne
pointe-t-elle pas que, contrairement à une thématique courante dans les
mouvements sociaux, résister n’est pas créer et qu’il y a antinomie entre
survivre et revivre ?
.../... La suite en kiosque !
23-12-11
Par V. Dubarry le 23-12-11, - L'humeur du moment
Magnifique expo (et je ne dis pas ça parce
que j'ai tout fait pour qu'elle existe :-). Mais parce que l'émotion est
palpable devant ses oeuvres qui pour la plupart n'ont jamais été
exposées.
Renseignements pratiques et
bien plus sur le site de l'expo.
Et pourquoi ai-je tant tenu à ce qu’une exposition d’art brut parisien voit le
jour ?
Cette exposition est inédite à plusieurs titres. Elle réunit pour la première
fois 59 artistes parisiens aux parcours atypiques dans un écrin identifié comme
un lieu culturel parisien incontournable. Exerçant leur art dans des structures
aussi différentes que des ESAT, des Foyers de vie ou encore des association
d’art thérapie, très peu d’entre eux ont l’occasion de montrer leur travail,
leur réflexion sur leur environnement aux parisiens, tenus qu’ils sont des
lieux classiques d’exposition. A croire que la culture, la pratique artistique
seraient des chasses gardées de quelques initiés...
Pourtant qui oserait prétendre, après avoir vu l'expo, que ces artistes qui
n’ont pas nécessairement suivis des parcours académiques ne peuvent exprimer
leurs différences, leurs troubles, leur vision du monde hors les murs des
institutions médico-sociales ? Pouvons-nous passer à côté de tant de
représentations artistiques d’un monde qui nous enchaîne ?
Mon engagement politique est résolument tourné vers le respect de
l’environnement, et dans cet environnement commun, on trouve une multitude de
différences. Je les ai toujours considérées comme des richesses, sans en avoir
peur, sans les occulter.
Exil est le fruit de rencontres avec des gens, des vrais gens, qui transmettent
pas leurs peintures, leur sculptures, aux techniques variées, des univers
parfois heureux, quelque fois mélancoliques ou torturés, des sentiments que
nous éprouvons au quotidien avec plus ou moins de succès et qui nous unissent
les uns les autres.
Exil est un de ces moments où nous pouvons partager et construire ensemble un
nouveau regard sur une société. Ces œuvres nous touchent, nous interrogent et
c’est bien là le seul leitmotiv d’Exil.
Bien qu’absolument nécessaire, rendre la culture accessible ne signifie pas
seulement de réaliser des travaux de voirie, installer des ascenseurs, élaborer
des outils de visites. Ouvrir les portes des lieux culturels, des musées, des
salles de concerts, c’est aussi programmer des artistes qui parlent du
handicap, donner un instant de parole, d’expression à ces personnes qui
paraissent différentes mais qui sont surtout de véritables émetteurs d’émotion.