11-02-13
Par V. Dubarry le 11-02-13, - Interventions diverses
Monsieur le Maire, Monsieur le Préfet,
Vous connaissez, M. Le Maire, notre attachement et notre volonté politique,
jamais démentie depuis plus de 10 ans, à ce que des salles de consommations à
moindre risque voient le jour à Paris.
Je redis à quel point ce type de dispositif ne tient pas de la réponse miracle
mais vient compléter les dispositifs de réduction des risques déjà existants,
boutiques bas seuil, équipes de rues, prévention primaire auprès des plus
jeunes…
Vous avez, Monsieur le Maire, permis l'organisation, sous la responsabilité de
votre adjoint, Jean-Marie Le Guen, d'une véritable étude permettant aux éluEs
parisienNEs de mieux connaitre les expériences étrangères déjà mises en oeuvre.
Ces rencontres nous ont appris beaucoup et il parait pertinent de s'inspirer de
ces expériences pour mener à bien notre propre action.
Or, qu'avons-nous appris ?
- Premièrement, qu'une salle de consommation, si on veut qu'elle fonctionne,
doit être installée à proximité des toxicomanes.
- Deuxièmement, qu'une salle de consommation, si on veut qu'elle fonctionne,
doit être correctement dimensionnée, en termes d'horaires, de capacité
d'accueil et de types de services offerts. Autrement dit qu'elle réponde
effectivement aux besoins.
- Troisièmement, qu'une salle de consommation, ne peut être installée qu'avec
les riverains, les éluEs et les autres institutions concernées. Et pas malgré
ou contre eux.
De ces trois impératifs, le seul qui, pour l'instant, semble avoir été retenu
par notre municipalité est le premier. D'après les déclarations des unes et des
autres, et au premier chef de la Ministre de la Santé, la salle de consommation
parisienne devrait être installée à proximité de la Gare du Nord. Déclarations
qui viennent, en tout point, à l'encontre du deuxième point, à savoir ne rien
faire sans les habitantEs… Pourtant, nous avons mandaté une association pour
travailler, réfléchir et animer la concertation. Force est de constater que
nous sommes considérablement en retard, voire même très en deçà de ce que nous
devrions faire. Je me souviens trop bien de l'ouverture de la boutique rue
Beaurepaire, dans le 10e toujours, et des vives réactions suscitées par le
"secret" qui avait entouré son ouverture… De cette expérience, des expériences
menées à l'étranger, nous savons ce qu'il ne faut pas faire. Et ce qu'il faut
faire. Pour finir, je reviens sur la capacité de la salle et donc, de fait, sur
la nécessité d'envisager très vite l'ouverture de plusieurs structures à Paris
et en proche banlieue, toujours là où sont les toxicomanes.
Donc, Monsieur le Maire, pourriez-vous nous dire quel est le calendrier qui est
mis en place pour convaincre les riverains du bien fondé de l'installation
d'une salle de consommation, les éluEs seront-ils associéES, quand auront lieu
les premières réunions publiques, quel type de document sera imprimé et mis à
dispositions des habitantEs, quand sera sérieusement envisagé l'ouverture
d'autres structures, bref de quels outils allons nous nous munir, transparents,
clairs et, souhaitons-le, efficaces pour garantir le succès de l'installation
de cette nouvelle structure ?
Monsieur le Préfet, quelles sont vos intentions en terme de participation à
cette première étape mais aussi comment envisagez vous à l'avenir la nécessaire
collaboration entre vos services et ceux de la salle de consommation ?
Par V. Dubarry le 11-02-13, - Articles
Ça m’énerve, ça m’énerve… Ce matin, il a fallu que j’aille chercher dans les
affaires de ma fille aînée (en vacances !) pour vérifier quelle pilule elle
prend. Que j’aille ensuite à la recherche des renseignements (sur internet)
pour comprendre de quelle génération est cette pilule. Si j’ai dû faire ça,
c’est parce que ni dans les journaux, papiers ou télévisés, ni à la radio, il
n’a été expliqué vraiment quelles pilules posent problèmes. Comment savoir,
moi, femme, usagère, de quelle génération est la pilule qui m’a été prescrite
par mon/ma gynéco ? Comment savoir quels risques courent ma fille, moi, ma
nièce, ma sœur ? Comment savoir quelles sont les molécules soupçonnées de faire
courir des risques aux femmes ?
Beaucoup de battage, beaucoup d’alarmisme, mais aucune information de nature à
rassurer les femmes et surtout à les renseigner vraiment… Des « informations »
qui n’en sont pas.
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25-10-12
Par V. Dubarry le 25-10-12, - L'humeur du moment
Ô surprise ! A gauche, des militantEs jusqu’au gouvernement, la mobilisation
est désormais forte et unifiée. Depuis la fin de l’été, les éluEs progressistes
de toute obédience se précipitent pour justifier la mise en place de salles de
consommation à moindre risque (SCMR). Longtemps divisée sur le sujet, comme
elle l’est toujours sur la légalisation du cannabis, la gauche française s’est
miraculeusement réconciliée avec elle-même. Pas sûr qu’un soutien aussi unanime
soit détaché de tout calcul politique.
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12-10-12
Par V. Dubarry le 12-10-12, - Articles
« Quand on ne peut plus défendre un projet [le TSCG] autrement
qu’en ayant recours à la peur, (...) la décision la plus sage, est, à défaut de
se taire, de faire une pause. Pour réfléchir autrement, et faire de l’Europe un
acteur capable de mettre en œuvre une réponse sociale, écologique et
démocratique à la crise économique, financière et climatique ».
Par Geneviève Azam, Amélie Canonne, Maxime Combes, Véronique Dubarry,
François Gèze, Nicolas Haeringer, Stéphane Lavignotte, Aurélie Trouvé,
répondant à une tribune publiée dans
Le Monde.
Depuis la victoire du «non» au référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel
européen, la cause est entendue : l’invective, la mauvaise foi et les
incohérences sont du côté de celles et ceux qui s’opposent aux traités
européens –aux traités et à leur novlangue délicieusement bureaucratique, à
leur technicisation accrue d’une Europe qui se coupe ainsi de ses citoyens et
se range inexorablement du côté de l’austérité et tourne le dos à la transition
écologique, tout en érigeant des remparts toujours plus élevés pour s’isoler du
monde et refuser les migrations.
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25-09-12
Par V. Dubarry le 25-09-12, - Interventions diverses
Ca y est : le Schéma Départemental pour l'Autonomie des Personnes Handicapées à
Paris et le Plan de Mise en Accessibilité de la Voirie et des Espaces Publics
ont été adoptés hier par le Conseil de Paris*. A l'unanimité !
Et même pour la première fois, une traduction en LSF des débats et un
sous-titrage de des interventions !
Derrière ces deux titres longs comme un jour sans pain se cache la volonté de
Paris de travailler sur le handicap d'une façon originale et novatrice. Et le
but de cette communication était bien de le montrer, ou de le démontrer, et
sans aucun doute de rendre visible cet ensemble de mesures destinées à rendre
"meilleure" la vie des personnes handicapées et de leur entourage à Paris.
Nécessaire : j'entends dire encore trop souvent qu'il n'est pas possible, voire
infernal, de vivre à Paris pour une personne handicapée. Paris est réputée
inaccessible, inabordable (ça, c'est vrai !) et, disons les choses,
handiphobe.
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10-07-12
Par V. Dubarry le 10-07-12, - Articles
Dans le Journal du Dimanche de dimanche dernier, Najat Vallaud-Belkacem dit
souhaiter la fin de la prostitution. Elle a raison. Moi-même, je suis pour
l'éradication de la famine dans le monde, la fin de toutes les guerres et très,
très, très favorable à ce que nous nous aimions tous les uns les autres.
En attendant ces jours merveilleux, on fait quoi ? On laisse perdurer des lois
dont on sait qu'elles mettent en danger les prostituéEs ? Dont on sait que leur
mise en oeuvre fielleuse et hypocrite repousse les prostituéEs loin, de plus en
plus loin, des associations qui pourraient leur apporter conseils
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07-06-12
Par V. Dubarry le 07-06-12, - Agenda politique et militant
Ce vendredi 8 mai, le théâtre de la Gaîté Lyrique, 3 bis rue Papin dans le 3e
arrondissement, accueille la
deuxième Nuit de l’accessibilité.
Cet évènement est organisé par l’association Jaccede. Dans la lignée des
Journées de l’accessibilité,
je leur ai proposé d’adapter leurs grande
opération de recensement et de sensibilisation diurnes à la nuit
parisienne.
La vie d’une personne en situation de handicap n’est pas seulement axée autour
des rendez-vous médicaux et dans les meilleurs des cas, professionnels.
Sortir, se cultiver, se divertir, se rencontrer, voici encore tout un
pan de la vie « ordinaire » qui, pour une personne en situation de
handicap est ponctué d’obstacles, d’humiliations, d’obligation de tout
planifier : le moindre trajet, le moindre mètre, la moindre entrée...
Les centaines de Jaccedeurs, volontaires ce soir-là, vont recenser les lieux
accessibles et les reporter sur le site de l’association, sensibiliser les
responsables des lieux, et surtout rappeler à chacun qu’il est possible de
sortir à Paris.
Nombre d’acteurs parisiens se sont mobilisés pour assurer le succès de cette
opération :
le Conseil Local du
Handicap du 3ème arrondissement,
les Pierrots de la Nuit …
Nous nous retrouverons ensuite, tous ensemble, pour un concert avec les
groupes The guests only et invités surprises (mais à 24 h de l'événement on
peut commencer à en parler :-) : le Staff Benda Bilili
!
Venez participer à cette soirée positive. Vous pouvez encore vous inscrire pour
participer à l’opération sur le site
www.jaccede.com.
04-06-12
Par V. Dubarry le 04-06-12, - Interventions diverses
La faculté de Médecine de Nantes a organisé, les 31 mai et 1er juin, les 7e
journées « Expertises et polémiques en gynécologie obstétrique ». Cette année
le thème était consacré à « santé des femmes et handicap moteur ». C'est dans
ce cadre que le professeur Henri-Jean Philippe m’a proposé d’intervenir sur le
sujet « handicap et sexualité ». Et donc, ci-dessous le texte de mon
intervention.
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09-05-12
Par V. Dubarry le 09-05-12, - Interventions diverses
Cet après midi, je vais inaugurer le 9ème CLAP de la capitale, au 32, rue
Olivier Métra dans le 20e.
CLAP ? Centre de Loisirs à Parité, c'est à dire accueillant, dans les locaux
d'une école, les mercredis et durant les petites vacances scolaires, des
enfants ordinaires
ET des enfants en situation de
handicap.

Crédits photo : Jean-Baptiste GURLIAT - Mairie de Paris
Le but de ces centres de loisirs particuliers est double :
- permettre aux enfants en situation de handicap d'avoir des loisirs au plus
près de chez eux et dans des conditions financières identiques aux autres
enfants.
- favoriser la rencontre, la découverte des enfants ordinaires et des enfants
handicapés. Commencer ainsi dès le plus jeune âge à dessiller les yeux afin,
que une fois grands, les préjugés n'existent plus...
Cette offre se rajoute à l'accueil d’enfants en situation de handicap dans les
centres de loisirs classiques et répond aux besoins particuliers de certains
enfants. Cet après midi donc, le neuvième (7 municipaux et 2 associatifs), ce
qui représente en tout 210 places dont la moitié réservée à des enfants
handicapés. Le but étant de continuer à ouvrir un centre de ce type par an pour
répondre au besoin de proximité et finir par obtenir un maillage territorial le
plus cohérent possible.
Excellent reportage et renseignements
complémentaires sur
paris.fr.
19-04-12
Par V. Dubarry le 19-04-12, - Interventions diverses
La Loi fait bien les choses : depuis la Loi « pour l'égalité des droits et des
chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » du 11
février 2005, le Code électoral est riche d’articles permettant aux personnes
en situation de handicap d’accéder au scrutin: obligation d’accessibilité des
bâtiments, organisation de la circulation dans le bureau de vote, hauteur
adaptée des urnes et des tablettes dans les isoloirs, possibilité de faire
effectuer certains gestes par un autre électeur… tout est prévu.
Tout ? oui et non. Comme d’habitude, et surtout en matière d’accessibilité, le
diable se niche dans les détails : d’abord parce que l’accessibilité est une
science sans fond et bourrée de contradictions et de paradoxes et aussi, et
surtout, parce qu’aucune loi ne parviendra atteindre l’essentiel,
messieurs-dames, l’humain.
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